Le Vecteur Zéro et la Porte de l'Infini

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Le Vecteur Zéro

La porte de l’infini

Au début, il y a cinq milliards d’années, dans l’espace sidéral de ce qui allait devenir le système solaire, il n’y avait que poussières de nébuleuse, un incubateur d’étoiles comme on les voit dans les photos du télescope Hubble… des poussières aux structures moléculaires complexes (oxygène, hydrogène, eau, fer, magnésium, carbone, métaux communs, métaux rares, enfin, tout ce que l’on retrouve aujourd’hui sur terre)… des particules de matières s’agglomérant les unes aux autres, soumises à des forces diverses, devenant plus denses, de plus en plus attractives, libérant les molécules d’hydrogène et d’hélium, ce mélange de gaz et de matière formant un nuage tournant sur lui-même, accélérant sa rotation, s’aplatissant en un disque nébulaire… un nuage cosmique baptisé « Coatlicue », la mère des dieux. En son milieu, sur une centaine de millions d’années, se concentrait la presque totalité de la masse du disque nébulaire, de l’hydrogène et de l’hélium surtout, jusqu’à former une sphère de gaz qui s’échauffait sous la pression de la gravité, confinant vers son centre une zone suffisamment dense pour transformer les atomes d’hydrogène en hélium, un processus fusionnel qui libérera l’énergie vitale aux terriens pour les huit milliards d’années à venir.

C’est dans le disque nébulaire que naîtra la terre… notre terre… cela se passait il y a 4,6 milliards d’années dans un des dix anneaux qui se formèrent autour du soleil, l’anneau terrien, à 150 millions de km de son centre. Les particules prisonnières de l’anneau s’entrechoquèrent pour former des fragments de plus en plus gros, changeant leur dynamique orbitale au fil du hasard des variations des champs gravitationnels, s’agglomérant en rochers massifs… un processus qui dura des dizaines de millions d’années et donna naissance à notre planète. Rien ne pouvait indiquer que cette planète en fusion deviendrait un jour un paradis… une petite sphère perdue dans l’espace sidéral… surchauffée par son noyau en fusion… ébranlée par la mouvance tectonique… au manteau infesté par le magma qui émergeait de partout, continuellement assaillie par la rage radiative qui jaillissait de la rétraction du soleil sur lui-même, bombardée par des milliers d’astéroïdes qu’elle attirait vers elle, menacée par la balistique d’un objet fou… un objet fou qui lui donna la lune, qui nous donna la lune.

Rien n’était joué, en effet. Il y avait l’eau, les molécules d’eau surchauffée qui s’accrochaient partout dans les interstices, l’hydroxyde (OH-) qui se mêlait aux structures minérales, l’hydrogène ionisé (H+) qui n’attendait que le bon moment pour s’accoupler et produire la molécule qui, beaucoup plus tard, permettra à la vie d’apparaître. Oui, il y avait l’eau en devenir, mais il n’y en avait peut-être pas assez sur terre. Il y en avait heureusement partout dans l’environnement de notre étoile… dans les objets qui se précipitaient vers la terre en formation, cherchant à ajuster leurs orbites autour du soleil pour s’agglomérer avec la terre… il y en avait dans les chondrites qui apportèrent en même temps beaucoup de carbone, le carbone, la base sur laquelle s’articulera beaucoup plus tard les structures de la vie… il y en avait dans les comètes qui se formaient au-delà de Neptune, dans la ceinture de glace (la ceinture de Kuiper), dont l’orbite perturbée par les géantes gazeuses en faisait des objets errants autour du soleil… il y en avait dans les micrométéorites qui tombaient comme en pluie sur la terre.

L’inexorable et encore inexpliquée force de la gravité devint ainsi la « Force Zéro », l’origine de toutes structures, le fluide duquel s’est extrait la complexité moléculaire et des phénomènes interactifs qui a donné naissance à la vie… à la conscience, à l’instinct et à l’intelligence… tout cela… des milliards d’années en formation.

Et le « Vecteur Zéro », ce phénomène qui propulsa la fabrication des premières cellules capables de se reproduire, de quoi s’agit-il ? Il semble bien qu’il prît naissance dans une solution où interagissait le cyanure d’hydrogène (HCN) avec du fer libéré par lessivage pour former une molécule formée d’un atome de fer, de trois atomes de carbone et de trois atomes d’hydrogène. Dans cette solution un peu acide, ni trop chaude ni trop froide, il y avait aussi du dioxyde de carbone et du phosphore… pas beaucoup, mais, sous l’effet des rayons ultra-violets, il y en avait juste assez pour former des phosphates et des molécules des sucres, des pentoses en particulier une molécule formée de 5 atomes de carbone et d’oxygène, et comportant 10 atomes d’hydrogène qui joueront un rôle important dans la fabrication des acides aminés, ces molécules qui, sans elles, il n’y aurait aucune vie sur terre (l’adénine, la guanine, la cytosine, l’uracile et la thymine).

Et là, un « miracle » se produit, ou plutôt une « consonance interatomique » entre les groupements hydroxyles (OH-) du phosphate et celui du pentose créant un lien robuste entre deux molécules complexes. Voilà apparut le premier polymère, l’ARN… le « Vecteur Zéro » qui donna naissance au phénomène de la réplication et du codage de l’information, celui-là même qui a survécu des milliards d’années dans un environnement tumultueux et peu coopératif, un polymère qui par une mutation subtile (Uracile - Thymine) engendra de longues chaînes de molécules de sucres et d’acides aminées se reproduisant l’une sur l’autre… ce que l’on appelle aujourd’hui le code génétique, le phénomène qui transforma la matière inanimée en matière animée.

Ce ne fut pas facile, pas du tout ! Imaginons les milliards de milliards de réactions chimiques, physico-chimiques et thermodynamiques se multipliant partout où il y avait de l’eau et un peu de chaleur, pas trop, et ce, pendant quelques dizaines de millions d’années, pour qu’enfin ces longues chaînes entourées d’une capsule faite de lipides, un peu comme une très petite bulle de savon laissant pénétrer sans se rompre les molécules complexes qui fourniront la matière et l’énergie pour que se construise une « entité »… une microbille de lipides plus ou moins isolants et dans laquelle se produisent toutes sortes de phénomènes. Et c’est ce codage, fruit d’un certain hasard, qui produira ces organisations de matière et les dégagements d’énergie qui seront nécessaires au maintien de l’entité.  

Et là, nous assistons à un autre « miracle », ou plutôt à un dédoublement… une entité… une microbille se reproduisit sous l’effet de la pression interne provoquée par l’accumulation de matériel. Il y avait des conditions externes favorables, bien sûr, mais, plutôt qu’une seule entité qui prenait du volume pour finalement éclater, il y avait deux entités, presque identiques, qui elles aussi finiront par se répliquer. Derrière ce phénomène, il y avait ces longs polymères capables de catalyser par leur structure et le code qui y était intégré la formation de matériaux à partir de molécules diverses en solution, à proximité ou dans l’entité elle-même.

C’était la première étape, celle du « Vecteur Zéro »… le moteur de la création de la matière animée.

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Le chemin pour arriver à fabriquer des organismes complexes aux fonctions multiples est encore plus compliqué. Il dura longtemps… Il débuta il y a plus
de 450 millions d’années. Ce simple phénomène
d’une organisation moléculaire stable, mais évolutive, s’améliorant au gré de ses transformations, produit aujourd’hui plus de 10 millions d’espèces (certains précisent entre 7 et 100 millions) capables de se reproduire, reconnaissables par leur morphologie et leur comportement.

Et, dans tout ce processus où cohabitent ces millions d’entités organisés en plusieurs fonctions, il y a une espèce, une seule, qui, par le fruit du hasard, a été dotée de la « fonction ultime », la « Cognition », disons plutôt la « Cognition totale » pour ne pas minimiser cette fonction chez les animaux, la fonction qui permet de connaître et qui met en jeu la mémoire, le langage, le raisonnement, l’apprentissage, l’intelligence, la résolution de problèmes, la prise de décision, la perception et l’attention.

Et, cette espèce… c’est nous, les humains, l’Homo Sapiens.

Oh, bien sûr, outre cette fonction ultime, le Sapiens n’échappa pas à la puissance du Vecteur Zéro dans sa capacité d’adapter la matière animée aux aléas de la « vie ». Il hérita aussi du ressenti animal, la faculté de ressentir… d’être ému, d’aimer, de détester, de craindre, d’être incertain, d’être joyeux, heureux, malheureux… l’affect pour être plus près de la complexité du ressenti chez l’humain… l’Affect, la fonction sublime qui donne un sens à la vie.

Ç’aurait peut-être été suffisant.

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Mais il y a plus. Le Vecteur Zéro avait encore beaucoup plus à développer. L’Instinct, cette fonction animale préprogrammée dans le code génétique qui dicterait les comportements inconscients d’une espèce, des comportements absolument nécessaires qui lui permettent d’agir et de réagir… de survivre et de se reproduire. De dire que l’animal n’en est pas conscient qu’il ne ressent pas la satisfaction des actions instinctives, je laisse ça à d’autres.

Il existe une telle pré-programmation chez le Sapiens, une fonction nécessaire, mais moins visible, maquillée par ses fonctions cognitives et ses ressentis. L’Instinct se manifeste ainsi sous différentes formes. Mais, il y a une forme qui est toute particulière aux Sapiens : l’Intuition… la fonction magique… la fonction qui lui permet d’évoluer, d’aller plus loin que là où son esprit se trouve. Continuellement stimulée par une recherche inconsciente d’une explication, d’une solution à on ne sait trop quoi, quelque chose qu’on a du mal à définir et dans laquelle il faut mettre de l’ordre. Tout à coup, tout se calme, on sait ce qu’il faut faire, comment il faut penser, comment avancer, comment faire, comment créer. On devient conscient !

Pour arriver à ce que se fabrique à partir du hasard et d’un vecteur structurant un organe capable de connaître, de ressentir et de pressentir, il aura fallu 450 millions d’années. Il aura fallu aussi que de longues chaînes codées se déploient dans une dizaine de millions d’espèces pour arriver à construire avec un peu d’énergie et de la matière les quatre fonctions qui ouvrent la porte de l’infini…

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En fin de compte, qu’avons-nous reçu de l’évolution mystérieuse de la matière, nous, les Sapiens… quel est ce « vecteur » qui pourrait nous ouvrir la porte de l’infini, le « Vecteur Zéro – Zéro », la cognition, l’affect, l’instinct et l’intuition, qui a mis 4,5 milliards d’années à se construire à partir de la poussière d’étoiles et 500 millions d’années à se façonner à partir de chaînes de polymères ? Ce « Vecteur Zéro – Zéro » (Vecteur Matière – Métamatière), peut-être le seul dans notre galaxie aux 100 milliards de systèmes solaires, propulsera-t-il le Sapiens vers la transcendance (l’infini, la vérité et l’engagement) ou le conduira-t-il vers sa finitude (la survie, la satiété et l’indifférence) ?    

Alain Avanti

Alain Avanti

Alain Avanti s’intéresse à travers la science-fiction à l’évolution de l’espèce humaine. Il écrit pour ceux qui, comme lui, adhèrent à une nouvelle vision du monde, un monde qui se fabrique sur la vérité, la bonté, la raison, la connaissance, l’imaginaire et la quête du bonheur… un monde où la liberté de chacun s’exprime dans un environnement sécuritaire… un monde où le pouvoir est véritablement au service de l’épanouissement de tous… un monde respectueux de la vie et engagé à la protection de la biosphère.

Ses livres sont des thrillers politiques où s’entremêlent le bien et le mal, où l’inconnu et le doute défient l’intelligence… Ses récits veulent plaire à ceux qui croient à un grand destin pour le genre humain, mais qui peinent à trouver le temps pour y rêver… Ses romans veulent rendre captivant le regard que l’espèce humaine devrait jeter sur elle-même, sur l’infiniment petit, l’infiniment grand et l’infiniment mystérieux… Ses écrits portent sur la responsabilité que donne aux humains la capacité de prendre conscience de ce qu’ils sont… la conscience, cet attribut unique que le cosmos a mis plus de 13,8 milliards d’années à façonner.

Il y a là une certaine vision utopique de ce que pourrait devenir le monde dans lequel nous vivons… sauf que…

… sauf que le génome humain… porteur de la parole et de l’imaginaire, l’industrie de la raison et de la bonté… l’immense aboutissement de l’énergie et la matière… dispose de tout ce qui pourrait être utile à ce grand dessein… mais aussi de tout ce qui pourrait empêcher le destin de l’humanité de se réaliser.

La Série « Nouvelles Écritures » imagine un monde où enfin l’humanité a été entendue par une civilisation qui a traversé toutes les étapes de son évolution, une civilisation extraterrestre… extradimensionnelle… qui ouvre la porte à l’apparition d’un nouvel humain. Les personnages engagés sur cette voie feront face à des résistances inattendues et découvriront que la quête d’un monde meilleur ne fait pas l’affaire de tous.

Écrire pour le plaisir ou/et pour être lu !

Écrire pour soi ou pour ses lecteurs… ou pour les deux.

Le romancier ressent du plaisir à la liberté d’écrire, à raconter une histoire sans trop se soucier de plaire à ses lecteurs. Certes, il ne cherche pas à réduire le plaisir de lire, il protège plutôt l’intégrité de son inspiration et des intentions qui se cachent dans son subconscient contre l’enfermement par les règles d’écriture des « Best Sellers »…

Mais, il lui est tout aussi agréable d’être lu, surtout lorsque sa prétendue « œuvre littéraire » se veut porteuse de connaissances, d’un message social ou politique ou encore, lorsque ses revenus en dépendent. Attention, cependant… à trop vouloir imaginez une histoire qui sera en demande sur le marché des Meilleurs vendeurs et à potasser un style d’écriture trop facile d’accès et sans personnalité, il risque d’essuyer une fin de non-recevoir par les marchands de livres. Plus encore, à ne pas respecter son identité littéraire, il perd le plaisir d’écrire et la motivation qui l’accompagne.

Écrire pour le plaisir ou pour être lu… Voilà donc le dilemme, créer une œuvre littéraire inspirée sans trop penser aux contraintes du marché, sachant que ce sera le plus souvent en vain, ou s’abandonner aux obligations de plaire en s’astreignant à des règles d’écriture (celles qui permettent de séduire le plus grand nombre) qui étouffent l’inspiration, calment les états d’âme et diminuent le plaisir d’écrire.

Dans le passé, avant que les excès médiatiques s’attaquent à détruire les capacités d’attention des lecteurs, les règles à la base de la production d’une œuvre littéraire étaient limitées, quoique presque inatteignables : une histoire passionnante, un français recherché et impeccable, une description du contexte à faire rêver et un appel quelconque aux désirs obscurs du « liseur ». Aujourd’hui, non seulement faut-il rivaliser avec près de 80 000 auteurs, sachant que moins de 10 % d’entre eux en tirent des revenus suffisants pour vivre de ce travail, mais il faut aussi imaginer un piège qui capturera l’inconscient de lecteur occupé à gérer des milliers d’informations, presque entièrement inutiles, peu agréable à stocker dans sa mémoire, et qui en fait un client impatient d’en finir avec l’histoire que l’auteur a peiné à écrire.

En pratique, un auteur habile à s’abandonner aux « forces du marché » et qui a convaincu un éditeur qu’il ne présentait pas un risque financier (le chiffre d’affaires des éditeurs a représenté 2 670 milliards d’euros), a réglé une bonne partie de ses problèmes d’écriture… l’éditeur sachant le guider vers son propre succès en librairie.

Si vous êtes dans cet état d’esprit, je vous conseille les excellentes pages Web des Éditions Humanis qui guident l’écrivain vers sa réussite ou qui le console de ne pas être l’heureux élu de l’éditeur qu’il a choisi.

Mais, atteindre les exigences d’un éditeur n’est pas une sinécure et, découragés par l’absence de traction économique offerte par leurs écrits, des dizaines de milliers d’écrivains en herbe opteront pour l’autoédition numérique… un miracle de la technologie qui donne espoir qu’un jour ils seront lus après avoir consommé le plaisir d’écrire et que, peut-être, ils seront publiés par un éditeur de calibre international. Il ne faut pas se leurrer, cependant, autoéditer une œuvre littéraire et y intéresser des lecteurs n’est pas non plus une sinécure. En fait, il est plus difficile d’être seul devant cette tâche que d’être soutenu par un éditeur exigeant qui connait tous les trucs du métier et qui sait imposer la discipline requise pour réussir.

Mais, au fait, qu’est-ce qu’une œuvre littéraire ? C’est certainement une finalité à laquelle tout écrivain aspire… relever le défi de marquer la littérature ne serait-ce que dans un créneau étroit, arriver à concevoir une œuvre capable de résister au temps parce qu’il traite avec une autorité innovante d’un sujet intemporel… comme la naissance, la mort, l’âme, l’évolution, le pouvoir, l’argent, la bravoure, la peur, l’espoir, le sacrifice, le secret, le mensonge, la trahison, la jalousie, l’intelligence, l’intrigue, l’imaginaire, la malveillance ou la folie… ou n’importe laquelle des qualités fondamentales des humains ou de leurs défauts les plus inexpugnables. S’il est facile d’imaginer des personnages auxquels on attribuera défauts et qualités, il est plus difficile d’ajuster leurs comportements et de les mettre en contexte dans une histoire intéressante… car c’est l’histoire qui fascine et les sentiments qu’évoque le comportement des personnages qui en soutient l’intérêt.

Pierre Lemaître

Pierre Lemaître

Et qui plus est, ce n’est pas l’écrivain qui décide du statut de son œuvre, évidemment, mais le milieu d’accueil, dont la rationalité pour juger d’un produit littéraire est influencée par de nombreux intervenants (éditeurs, libraires, Clubs de lecture, critiques, agents et jurys des nombreux prix littéraires), ainsi que par divers paramètres de performance, notamment une évaluation de la réception du public et les commentaires d’irréductibles commentateurs qui ne font pas partie de l’intelligentsia littéraire. Avec tout ça pour juger des efforts de l’écrivain, avec ces forces culturelles qui s’unissent pour consacrer ou ignorer son œuvre, il faut penser qu’ils ont l’œil juste et que la barrière de la réussite est haute, et pas nécessairement aussi agréable que l’on pense pour celui qui perce le mur de la réussite. Les commentaires de l’écrivain Pierre Lemaître permettent d’en juger. Il a été élevé au rang de grand écrivain par son Prix Goncourt de 2013 avec le roman inspiré « Au revoir là-haut », traduit en 35 langues, avec un million d’exemplaires vendus et une adaptation cinématographique. Et que pense l’écrivain de ce succès inattendu ? Eh bien ! dit-il, « je pense à tous ces bouquins qui ne vont absolument pas se vendre, dont personne ne va parler, au profit d’un bouquin comme le mien. Je suis heureux pour moi-même, mais quand on n’est heureux que pour soi, ce n’est pas vraiment la définition du bonheur. » Il dit aussi : « Je connais des confrères… qui sont pétrifiés d’admiration devant leur propre travail. Ce n’est pas mon cas, et je ne suis pas certain que je mettrais mes livres en premier sur mes listes de préférence. »

Voyons si l’écrivain romancier boudé par les professionnels du marché du livre peut prendre plaisir à écrire tout en se soumettant aux conseils d’écriture des professionnels qui pourraient lui permettre d’être abondamment lu et espérer ainsi un jour s’installer dans cette difficile profession.

Le roman... des règles qui s’imposent.

Le roman est une narration fictionnelle mettant en scène le caractère extraordinaire de l’intrigue, des situations qui la définissent et des personnages qui lui donnent vie dans le conscient et le subconscient du lecteur. Écrire un roman est un défi qui se pose à l’imaginaire, cette faculté qui fait des humains une espèce unique dans l’univers. Lire un roman est un exercice auquel est attaché un coût (le prix du livre et les heures passées à le lire qui ne seront pas passées à faire autre chose). Il est donc important que l’imaginaire de l’auteur aboutisse sur un produit satisfaisant le juste prix consenti par le lecteur, ou mieux, qu’il le surpasse. Ainsi, il ne suffit pas d’imaginer une histoire intéressante pour l’auteur, mais de la configurer de manière à intéresser le lecteur, un effort considérable parce qu’il est difficile de sentir comment le lecteur sera stimulé par ce qu’il lit. Heureusement il y a des trucs :

Albert Camus

Albert Camus

  • Accrocher le lecteur en moins de 10 pages… 5 pages disent certains. Je dirais qu’il faut l’accrocher trois fois en 10 pages pour s’assurer de respecter la complexité de la personnalité du lecteur, surtout si l’auteur vise un public précis plutôt qu’un lecteur qui cherche à passer le temps et qui est intéressé à rien d’autre.
  • Donner aux personnages qui déclenchent l’histoire un caractère mystique et exceptionnel, tout en le rendant invitant au subconscient du lecteur. On voit déjà la difficulté de l’auteur qui hésite à caricaturer ses personnages de peur de trahir l’histoire qu’il cherche à raconter, car l’exagération des caractères sera lourde de conséquences dans le déroulement de l’histoire. Il est donc important dès le début de bien doser les aspects extraordinaires des personnages clés (le beau, le bon, le méchant, l’intelligent, le fort, le faible…) tant pour les rendre intéressants au lecteur, que pour éviter qu’ils sabotent l’histoire qui fait l’objet du roman. Cet effort passe tant par le choix des noms, de l’âge, du rôle social que par la mise en situation des scènes qui enclenchent l’intrigue.
  • Attacher de beaucoup d’importance à la synchronie (les divers événements constituant l’intrigue doivent évoluer en même temps comme les musiciens dans un orchestre qui jouent en même temps) et la diachronie (l’intrigue doit évoluer de manière cohérente entre son passé, le présent et son futur). Ça semble évident, mais ce n’est pas simple… surtout si l’histoire fait intervenir plusieurs personnages dans diverses situations avec les divers rôles qui contribueront à la logique de l’intrigue. Ici, il faut que l’auteur se lise et se relise, en laissant un peu de temps entre ces exercices pour qu’il puisse se distancer de ses textes.  
  • Gérer l’équilibre des forces qui opposent les personnages ou qui les rendent complices dans l’action, des obstacles qui nuisent, des apports qui facilitent… Il n’y a pas de complicité parfaite, pas plus que des opposants finaux, des obstacles infranchissables ou un miracle qui règle tout.
  • Développer un protocole d’écriture qui accroche le lecteur à la fin d’un chapitre et au début de l’autre. Par exemple, un chapitre peut se terminer en laissant penser que quelque chose va se passer et commencer par une situation qui suppose qu’un événement s’est nécessairement déroulé pour produire ladite situation. Ceci capture l’imaginaire du lecteur qui tente d’inférer sur ce qui se passera et sur ce qui s’est passé.
  • Entrer dans la tête des personnages lorsque requis dans l’intrigue ou pour approfondir sa personnalité et mieux connaître son appréciation morale et ses états d’âme. Ceci permet au lecteur de mieux s’identifier à ses valeurs, ou encore de mieux comprendre son comportement, étant entendu que de livrer la pensée d’un personnage constitue un « secret » dévoilé au lecteur. Ces secrets ont une utilité pour amuser l’inconscient du lecteur, notamment lorsqu’il s’attend à une réaction du personnage qui ne correspond pas la réaction racontée dans l’histoire.
  • Maîtriser le dialogue, la main-maître de l’évolution de l’intrigue dans un roman. Pas de dialogue, pas d’intrigue, pas d’histoire, du moins dans la tête du lecteur. Le dialogue permet d’expliquer des situations complexes et de dénouer des aspects de l’intrigue au moment choisi par l’auteur, ceci l’aidant à maquiller des erreurs ou des oublis difficiles ou impossibles à corriger sans réécrire des parties importantes des textes avec des conséquences souvent néfastes sur la narration. Combien de fois l’auteur se dit-il après un long travail de rectification : « Qu’est-ce que j’ai fait là ? C’était mieux avant ! »
  • Être prudent avec les répétitions nécessaires à l’intrigue en s’assurant qu’à chacune d’elle, il y a quelque chose d’important qu’il faut ajouter à l’histoire, à moins bien sûr d’écrire quelque chose qui se rapporte au style « jour de la marmotte ». Par exemple, on peut imaginer que l’intrigue porte en partie sur les difficultés d’expliquer une situation, et que plusieurs personnages y vont de leurs hypothèses et de leur découragement. C’est une répétition intéressante pour le lecteur si, à chaque fois qu’elle se présente, elle évolue vers des situations nouvelles et inattendues.
  • Faire une utilisation stratégique des adjectifs, verbes et adverbes, de manière à ne pas expliquer au lecteur ce qu’il doit comprendre par lui-même brimant ainsi son plaisir. Il faut reconnaitre qu’on retrouve dans un beau texte des masses d’adjectifs et d’adverbes précisant la pensée de l’auteur et cherchant à créer un sentiment particulier chez le lecteur. Ici, il faut viser l’efficacité du dire et l’économie des mots. Par exemple, quelle est la différence entre « Je ne me sens pas vraiment bien… », « Je ne me sens pas bien ! » et « Je ne suis pas bien ! » ? Peu… non, la différence est énorme. Le « vraiment » exige de référer au contexte (personnalité des acteurs et situation dramatique) pour en comprendre le sens, le « ne me sens pas » émet un doute sur l’intention du personnage, alors que l’autre expression lance un appel à l’aide. Ainsi, l’auteur doit demeurer conscient des mots qu’il utilise pour provoquer une réaction « agréable » ou « valant le coût » chez le lecteur.
  • Écrire un roman intellectuel (politique, scientifique, économique, social...) ou viscéral ou les deux ? Certains experts et éditeurs considèrent qu’un roman plutôt intellectuel est, de nos jours, un investissement perdu. Il est vrai qu’aujourd’hui, Albert Camus, avec ses romans « L’Étranger » ou la « Peste », des succès historiques, serait un auteur ignoré par les Éditeurs. Mais il est imprudent de penser qu’un roman plutôt viscéral pourrait de quelque manière se positionner comme capable de marquer la littérature, même aujourd’hui, dans l’éphémère médiatique où la violence, le fantasmatique et la pauvreté des sentiments se sont élevés au premier rang des préférences.

Des conseils à suivre…

Milan Kundera

Milan Kundera

Sans le secours d’un éditeur chevronné, l’auteur, le débutant surtout, est laissé à lui-même… non… pas vraiment. Il existe heureusement des sources précieuses de renseignements sur le métier et une information assez bien organisée (par exemple, le Petit Guide de Démarrage à l’Écriture de Laure Gerbault) qui conseille l’écrivain en herbe devant sa tâche. Il y a aussi les conseils de grands écrivains qui viennent enrichir les habiletés de l’auteur, et, dans un autre ordre d’idée, l’Art du roman de Milan Kundera qui porte loin la noblesse de la grande écriture, mais qui aussi incite à relever le défi de l’œuvre littéraire.

Quelle stratégie d’écriture ?

Quelle approche à l’écriture choisir ? Tout dépend de l’intention de l’auteur… de sa situation financière, de son âge et des raisons pour lesquelles il écrit. Mais, quelle que soit la stratégie choisie, le livre doit obéir à des règles littéraires, satisfaire à des normes linguistiques et rencontrer des critères commerciaux.

Le plus important est cependant le plaisir d’écrire et ce plaisir nait dans la domination des styles, la force de l’imaginaire et l’impact du contenu. C’est là, à mon avis, le défi de l’auteur. Ajuster sa stratégie d’écriture à sa satisfaction, sans outrepasser les capacités du lecteur d’apprécier son œuvre et de s’en délecter.

Alain Avanti, janvier 2018

Alain Avanti

Alain Avanti s’intéresse à travers la science-fiction à l’évolution de l’espèce humaine. Il écrit pour ceux qui, comme lui, adhèrent à une nouvelle vision du monde, un monde qui se fabrique sur la vérité, la bonté, la raison, la connaissance, l’imaginaire et la quête du bonheur… un monde où la liberté de chacun s’exprime dans un environnement sécuritaire… un monde où le pouvoir est véritablement au service de l’épanouissement de tous… un monde respectueux de la vie et engagé à la protection de la biosphère.

Ses livres sont des thrillers politiques où s’entremêlent le bien et le mal, où l’inconnu et le doute défient l’intelligence… Ses récits veulent plaire à ceux qui croient à un grand destin pour le genre humain, mais qui peinent à trouver le temps pour y rêver… Ses romans veulent rendre captivant le regard que l’espèce humaine devrait jeter sur elle-même, sur l’infiniment petit, l’infiniment grand et l’infiniment mystérieux… Ses écrits portent sur la responsabilité que donne aux humains la capacité de prendre conscience de ce qu’ils sont… la conscience, cet attribut unique que le cosmos a mis plus de 13,8 milliards d’années à façonner.

Il y a là une certaine vision utopique de ce que pourrait devenir le monde dans lequel nous vivons… sauf que…

… sauf que le génome humain… porteur de la parole et de l’imaginaire, l’industrie de la raison et de la bonté… l’immense aboutissement de l’énergie et la matière… dispose de tout ce qui pourrait être utile à ce grand dessein… mais aussi de tout ce qui pourrait empêcher le destin de l’humanité de se réaliser.

La Série « Nouvelles Écritures » imagine un monde où enfin l’humanité a été entendue par une civilisation qui a traversé toutes les étapes de son évolution, une civilisation extraterrestre… extradimensionnelle… qui ouvre la porte à l’apparition d’un nouvel humain. Les personnages engagés sur cette voie feront face à des résistances inattendues et découvriront que la quête d’un monde meilleur ne fait pas l’affaire de tous.

L’Intelligence Artificielle et le refus de la misère absolue

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Peu de personnes s’intéressent aujourd’hui à la « misère absolue » de ceux qui n’ont plus rien, cet état entre la vie et la mort où la souffrance physique et psychologique dépasse de loin les seuils de la tolérance morale, où l’inacceptable perte de tout repère fait office du quotidien, où Dieu cesse d’exister. Pourtant, la misère absolue est partout dans l’actualité, parfois cachée à l’ombre de la honte, mais souvent bien visible, même pour ceux qui regarde ailleurs, pour nous tous en fait… déçus d’appartenir à une espèce qui s’autorise à induire de tels drames… mal à l’aise de leur rendre l’asile difficile ou impossible… embarrassés de profiter d’un peu de bonheur que le hasard a placé sur notre route… gênés par notre indifférence.

Si la misère absolue qu’ont imposée à une centaine de millions de personnes les totalitaires et narcissiques Hitler, Pol Pot, Staline, Mao Zedong… s’est résolue au fil des années, la misère édifiée en système de ISIS, Boko Haram au nom de l’Islam, celle des réfugiés de guerres du Moyen-Orient, celle aussi que subissent les Rohingya au Minmyar, cette misère est bien vivante… c’est une misère moderne que l’on peut photographier et diffuser partout dans le monde… c’est une misère plus qu’absolue parce que ceux qui la subissent savent que d’autres ne la subissent pas… que ce n’est pas le quotidien de la vie ailleurs… c’est une misère ultime qui prend naissance dans les abîmes de la conscience… cette inconscience absolue de tous ceux qui en sont la cause… dans la lâcheté de tous ceux qui sont en position de l’éviter… dans le déni des bien-pensants et des bien-nantis… dans l’encouragement subtil de ceux qui haïssent… dans l’indifférence générale.

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Derrière ce mal, il y a ceux qui accèdent et s’accrochent au pouvoir et aux bénéfices qu’il rapporte, il y a ces politiciens qui parlent de terreur et de sécurité nationale, se donnant ainsi un sauf-conduit pour se lancer dans la répression aveugle, il y a le capitalisme sans boussole morale… mais il y a aussi ces assoiffés du pouvoir de vie ou de mort, ce pouvoir extrême qui fait jouir les sociopathes et les dégénérés, un pourvoir qu’ils s’accordent en s’emparant de causes prétendues du juste, du divin même, un pouvoir qui fait trembler l’économie… qui désarçonne l’ordre établi… et dont il faut se protéger.

La misère est l’aboutissement d’un processus complexe façonné de milliers de facteurs, de petites choses dont on ne soupçonne pas les effets combinés sur l’organisation sociale, de croyances, de divergences, d’aveuglément, d’égoïsme… enfin d’une combinaison d’événements et de réactions qui polarisent les forces dans la communauté et les transforme en ennemis menaçant à éliminer, à chasser du territoire tribal quel qu’en soit les conséquences sur les innocents qui en sont la cible directe ou indirecte.

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Il faut refuser la misère absolue… en neutraliser la source avant qu’elle ne devienne contagieuse… avant qu’il devienne impossible de l’anéantir de manière définitive… même dans les démocraties avancées où les droits de l’homme sont maintenant de plus en plus contestés par les hordes identitaires, même dans les démocraties aussi avancées que celle des États-Unis où le pouvoir est maintenant dans les mains d’une pensée politique rétrograde qui épouse les valeurs tribales de ceux qui la supporte, un pouvoir qui a déjà identifié les groupes qui seront plongés dans la misère, qui sait déjà quand et comment cette misère leur sera imposée.

De quelle utopie parle-t-on ici ? La misère est l’état inévitable des minorités qui « nuisent à l’économie et à la sécurité », qui sont de trop, qui ne partage pas les valeurs de la majorité… c’est comme ça depuis l’aube de l’humanité… c’est imprégné dans la culture… c’est indélébile.

Faux ! C’est l’ignorance, le mensonge, la malveillance médiatique et la cupidité qui stimulent les préjugés et les élèvent en haine, en confrontation, en exclusion, puis, en certaines circonstances épouvantables, en génocide. C’est la cupidité, la soif du pouvoir, le déni, les croyances et l’insécurité qui enveloppent ce processus… Ce n’est pas indélébile, ce n’est pas le destin obligé des minorités non désirées…

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L’espoir d’anéantir à tout jamais la misère absolue repose au premier chef sur les extraordinaires capacités de l’intelligence artificielle d’identifier les facteurs qui interviennent dans les processus qui en sont responsables, d’en analyser les causes et les effets, d’identifier clairement les régions à risque et d’en déduire une stratégie permettant de prévenir les crises bien avant qu’elles ne deviennent inévitables. Les données à cet effet sont inépuisables et se chiffres en termes de millions de pages de textes, de tableaux, de vidéos et d’images, certaines confidentielles, d’autres publiques, et ce dans des dizaines de langues et suivant des centaines de perspectives, rien que ne peut prendre en charge les algorithmes des engins de recherches et d’extraction des connaissances… un travail impossible à réaliser par des humains qui, le plus souvent, tenteront d’intervenir quand il n’y a plus rien à faire. On peut penser que ces puissants algorithmes seront même en mesure d’extraire les actions à poser et d’en identifier les artisans les mieux placés pour en maximiser l’efficacité.  

Refuser la misère absolue… la solution par la gouvernance numérique n’est pas pour demain, les obstacles institutionnels et techniques sont en effet nombreux, mais le désir que nous partageons tous d’en finir avec tout ça une fois pour toutes viendra à bout des résistances politiques et du laisser-aller.  

Alain Avanti

Alain Avanti

Alain Avanti s’intéresse à travers la science-fiction à l’évolution de l’espèce humaine. Il écrit pour ceux qui, comme lui, adhèrent à une nouvelle vision du monde, un monde qui se fabrique sur la vérité, la bonté, la raison, la connaissance, l’imaginaire et la quête du bonheur… un monde où la liberté de chacun s’exprime dans un environnement sécuritaire… un monde où le pouvoir est véritablement au service de l’épanouissement de tous… un monde respectueux de la vie et engagé à la protection de la biosphère.

Ses livres sont des thrillers politiques où s’entremêlent le bien et le mal, où l’inconnu et le doute défient l’intelligence… Ses récits veulent plaire à ceux qui croient à un grand destin pour le genre humain, mais qui peinent à trouver le temps pour y rêver… Ses romans veulent rendre captivant le regard que l’espèce humaine devrait jeter sur elle-même, sur l’infiniment petit, l’infiniment grand et l’infiniment mystérieux… Ses écrits portent sur la responsabilité que donne aux humains la capacité de prendre conscience de ce qu’ils sont… la conscience, cet attribut unique que le cosmos a mis plus de 13,8 milliards d’années à façonner.

Il y a là une certaine vision utopique de ce que pourrait devenir le monde dans lequel nous vivons… sauf que…

… sauf que le génome humain… porteur de la parole et de l’imaginaire, l’industrie de la raison et de la bonté… l’immense aboutissement de l’énergie et la matière… dispose de tout ce qui pourrait être utile à ce grand dessein… mais aussi de tout ce qui pourrait empêcher le destin de l’humanité de se réaliser.

La Série « Nouvelles Écritures » imagine un monde où enfin l’humanité a été entendue par une civilisation qui a traversé toutes les étapes de son évolution, une civilisation extraterrestre… extradimensionnelle… qui ouvre la porte à l’apparition d’un nouvel humain. Les personnages engagés sur cette voie feront face à des résistances inattendues et découvriront que la quête d’un monde meilleur ne fait pas l’affaire de tous.

Le mystificateur Donald Trump… S’agit-il de la fin de la légitimité du populisme ?

Il y a plusieurs définitions du populisme, mais, dans l’ensemble, on reconnaît qu’il s’agit d’une stratégie politique qui vise à mobiliser l’agressivité du peuple contre l’establishment, les privilégiés et l’élite intellectuelle qui détiennent les reines du pouvoir et qui prônent des politiques libérales en délaissant les aspirations des moins favorisés et en attaquant leurs valeurs inégalitaires, xénophobes et ultranationalistes.

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C’est une stratégie bien connue dans les pays libéraux (Norvège, Danemark, Suisse, France, Italie, Pays-Bas…) bien qu’elle ne connaisse pas les succès escomptés par leurs promoteurs, à l’exception des historiques gouvernements de Staline, de Mao Zedong ou de Hitler, des organisations malfaisantes qui ont dévasté la vie de dizaines de millions de leurs citoyens qui, pourtant, leur avaient fait confiance. On aurait pu penser que ces expériences politiques dévastatrices auraient anéanti à tout jamais l’émergence d’un pouvoir basé sur l’égoïsme à courte vue du citoyen. Tel n’est pas le cas, cependant. Donald Trump, assisté du théoricien de la dénonciation populiste, Steve Bannon, a réussi l’impensable : mettre en place un gouvernement formé de millionnaires et milliardaires en s’attirant la confiance des plus démunis par des promesses d’assainir les mœurs politiques de Washington.

Est-ce que Donald Trump sera celui qui démontrera que le populisme n’est qu’illusion ?

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En moins d’un an, les États-Unis sont passés d’un respectable statut international de pacificateur et d’humaniste, à un statut d’ennemi public pour les uns, de trouble-fête pour certains et d’État bouffon pour les autres. Et cela, à cause d’un seul personnage, Donald Trump, qui a su harnacher la haine, la rancœur et l’amertume qui se terre dans le cœur des conservateurs, gonflé à bloc par un sentiment de vengeance contre un système politique qui a permis à un noir de les gouverner et qui se préparait à ouvrir la porte du pouvoir à une femme, ajoutant l’insulte à l’injure. C’était l’occasion à saisir. Donald Trump, adoptant un comportement irrespectueux, utilisant le mensonge presque à chacune des phrases qu’il a prononcées, a tout fait pour écraser l’administration Obama, qui, d’ailleurs, ne manqua pas de le ridiculiser en retour. Il n’eut de cesse de tenter de rendre illégitime son opposante politique en la traitant de criminelle… Ce fut facile, direz-vous… sa clientèle ne voulait rien entendre d’autres… délirant même dans les rallyes brillamment organisés par l’équipe républicaine en murmurant en cœur le mantra parfait « lock her up » et, parfois, dans l’enthousiasme, « hang her in the street ».

Non, ce ne fut pas si facile.

Il fallait plus pour battre Clinton. Les humains n’aiment pas détester pour détester… du moins, pas tous… Il fallait une explication politique, une raison valable, plus morale encore, une façon de rallier les insatisfaits… une explication à leur rancœur alimentée par l’extrême droite médiatique. Et c’est là que Trump, le fascinateur, excellait. Creusant sans trop d’efforts dans la plus profonde des médiocrités politiques par un langage visant à soumettre sa clientèle et ses adversaires, Trump a su légitimer la haine qui se cachaient dans le cœur des citoyens qui n’acceptent pas leur situation et qui voient la cause de leur désespoir dans l’inaction de ceux qu’ils élisent pour les sortir de là… dans l’incapacité des élus qui se vautrent dans des débats paresseux, dans la stérilité des affrontements et dans les improductifs trafics d’influence. Il fallait assécher le marécage malodorant de Washington… « Drain the swamp! » chantait ses supporteurs. Trump, l’incontestable manipulateur, a su leur communiquer cette illusion du possible… le « yes, we can » d’Obama, le démocrate libéral, qu’il a transformé dans le « I alone can do it » du despote perturbé.

Trump à la présidence… Impossible se dise une majorité de citoyens américains

Les défectuosités de Trump en tant qu’humain responsable sont beaucoup trop nombreuses pour en traiter ici… Il a certaines qualités… certes… comme tout le monde, mais, outre une admiration sans bornes pour sa fille, on les cherche encore… du moins, c’est ce que semble dire Donald King, un analyste politique… un nom de plume et pourquoi pas, un « fake name »… dans son livre publié sur Amazon et intitulé « Why Trump Deserves Trust, Respect & Admiration »… A Book That Has A Twist You’ll Never Expect. Au fond, comme le décrit le billionnaire George Soros, Donald Trump est un imposteur aux connaissances déficientes et au tempérament dictatorial que rien ne destinait à la fonction…

On qualifie souvent Donald Trump « d’iconoclaste », une qualité qu’il devrait apprécier qu’on lui reconnaisse, la qualité d’un dur à cuire au « stamina » élevé, prêt à affronter et à écraser n’importe quel adversaire qui oserait s’opposer à lui, quel que soit son statut public. Dans ses innombrables tweets, dans ses innommables méchancetés, on retrouve le sens que l’on donne à cette expression : un iconoclaste est une personne qui s’attaque à de (prétendus) tabous, ou à des idoles du moment (stars, politiciens, héros, universitaires, personnages en vue) d’habitude respectés sans réserve. Le problème ici est que les tabous auxquels il s’attaque, comme l’intelligentsia de Washington… the swamp comme il la qualifie… ou Meryl Streep, la comédienne, ne sont pas les bonnes cibles. Il se ridiculise à chaque fois qu’il se trompe de cible… c’est maladif.

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Mais Trump n’est pas seulement un iconoclaste qui se contente d’attaquer bassement la réputation de ses adversaires. C’est aussi un revanchard chargé d’une énergie destructrice pour tous ceux qui oseraient lui refuser un service. N’avait-il pas confié à Charles Branson, le milliardaire britannique, qu’il passerait le reste de sa vie à détruire les cinq personnes qui avaient refusé de lui prêter de l’argent lors de ses faillites ? Il faut se demander comment un revanchard qui se verra critiquer ou tourner le dos par des centaines de leaders politiques et économiques, comme c’est déjà en cours d’ailleurs, pourra maintenir la place des États-Unis dans le monde, un homme déséquilibré, encombré par les milliers de châtiments qu’il cherchera à imposer aux personnes qui l’ont insulté.

Mais le plus difficile, il faut bien l’admettre, c’est la question de la légitimité personnelle de Donald Trump à la présidence des États-Unis. S’il s’agissait de l’Argentine ou de la France, peu de gens hors de ces pays se sentiraient vraiment concernés par la personne qui occupe la fonction de Président. Mais, dans le cas des États-Unis, la personne à la tête du pays occupant la fonction la plus importante au monde, tous se sentent interpeler par les qualités de la personne en fonction, qualités qui la rendent légitime aux yeux de ses interlocuteurs, non pas parce qu’elle occupe la fonction présidentielle, mais parce que ses qualités humaines sont remarquables, que ses défauts en font une personnalité agréable à côtoyer et que son cadre moral est réconfortant.

Malheureusement, Donald Trump ne semble pas capable d’intégrer honnêtement une telle personnalité publique, ce qui le rend personnellement illégitime moralement[i] pour occuper cette fonction aux yeux de centaines de millions de personnes. Son caractère abrasif, ses comportements déplacés et sa malhonnêteté évidente le font voir par toute personne raisonnable et de bonne foi comme un personnage non respectable, l’amputant de l’influence naturelle qu’il doit exercer sur le cours des choses.

Est-ce suffisant pour en faire un Président illégitime ?

Il y a en effet la légitimité technico-juridique, celle qui se définit comme fondée sur des bases juridiques, la forme de légitimité qui semble conforme au processus électoral des États-Unis, le décompte des votes pour le candidat s’étant fait selon le processus normal et la votation ne semblant pas avoir été affectée par des manipulations des boîtes de scrutin ou par l’intimidation des électeurs. Il y a bien sûr la légitimité morale personnelle, cet aspect important se rapportant aux attributs de la personne qui occupe ce poste si crucial pour l’avenir de l’humanité et que Donald Trump ne semble pas se mériter.

Mais, ici, Trump n’a pas caché sa personnalité que plusieurs jugent ordurière, s’offrant aux médias comme un menteur invétéré et incitant à la haine, un personnage psychédélique ne reconnaissant pas la véracité des faits, utilisant un langage déplacé et à la menace facile, adoptant de plus une attitude raciste et régressive. Comme tous s’y attendaient, une personne normale, saine d’esprit et raisonnable aurait dû condamner ce personnage avant même la fin des préliminaires. Mais ce ne fut pas le cas. On ne sait trop si c’est par cynisme ou par intérêt qu’il s’est attiré une majorité des voies dans les États stratégiques. Il n’est pas donc pas surprenant que les républicains voient la légitimité avant tout comme un décompte légal des votes et la confirmation par les grands électeurs qui, elle, la légitimité, devrait assurer la légitimité morale de la personne choisie selon les règles par l’électorat.

C’est cette vision qu’ils tentent d’imposer sans réussir au leadership démocrate : Trump est un Président légitime ! disent les républicains à tout vent.

De plus, il est assez évident que la question de la légitimité morale est, jusqu’à un certain point, philosophique et politique, et qu’il est critique pour l’État de trancher cette question de manière irréfutable, donc en demeurant sur la légitimité technique et en évitant les débats philosophico-moraux insolubles.

C’est donc cette absence de distinction entre la légitimité technique du processus et la légitimité morale de la personne qui occupe la fonction qui cause problème ici, étant très mal avisé de renverser le choix électoral sur l’acceptabilité morale de Donald Trump ou sur les doutes qu’une puissance adversaire ait influé sur le choix des électeurs à un niveau qui aurait changé les résultats, ou pire, sur la possibilité que Poutine détienne les moyens d’agenouiller le Président.

Ainsi, Donald Trump, personnage illégitime de par ses comportements, ses incapacités psychologiques et intellectuelles et ses déclarations politiques inappropriées, ainsi que peut-être par sa soumission suspecte aux volontés de Vladimir Poutine, devient le Président légitimement élu par une minorité d’Américains. Le prix à payer pour cette probable erreur de la plus grande démocratie du monde viendra plus tard… il paiera le prix politique, mais ce sera surtout ceux qui souffriront de ses décisions qui paieront le prix fort.

Peut-être aussi que cet homme qui semble aux yeux des libéraux et des progressistes totalement incapable d’occuper cette fonction se révélera sous un autre jour… peut-être… tous les républicains l’espèrent... l’humanité entière l’espère… et les exploités des fantômes du « marécage » en sont encore certain.  

Mais, il ne faut pas trop y compter.  Son discours à son assermentation et ses bourdes quotidiennes depuis démontrent qu’il ne comprend ni la politique ni l’économie, qu’il est incapable de reconnaître que la situation des américains s’est améliorée depuis 2010 et que son élection n’a rien à y voir.

Depuis presque un an maintenant, les médias… les familles ne parlent que de Donald Trump, une réussite pour une personne qui se cajole dans son importance, qui éprouve le besoin d’être le centre d’attention du monde entier…

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Selon toutes apparences, le Président élu serait enfoui profondément dans un trouble de la personnalité narcissique, « a textbook case of narcissistic personality disorder », « une des composantes les plus profondes de la personnalité », un problème difficile à guérir, la médication étant sans effet et les thérapies beaucoup trop exigeantes pour que l’une d’elles soit acceptable à un personnage comme Trump… Si c’était le cas, comme son comportement semble le démontrer, il s’élèverait aux côtés de personnalités dysfonctionnelles comme Hitler, Staline, Sadam Hussein, Poutine… des leaders hors normes exerçant un pouvoir extrême en conservant par la crainte le soutien majoritaire de la population.

Comme le pensent plusieurs psychiatres et psychologues, s’il s’avérait que Donald Trump soit affublé d’un trouble de personnalité narcissique extrême, il faudra vraiment se demander comment et pourquoi la démocratie américaine légitimerait un tel personnage à la Présidence du pays le plus influent au monde.

Mais plus encore… cet homme pourrait être celui qui démontre que la volonté populaire forgée par le mensonge et qui s’exerce par la haine et la vengeance ne crée pas les bénéfices espérés.

Alain Avanti

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[i]  Il ne faut pas confondre légitimité morale de la fonction de Président et celle de la personne qui occupe cette fonction. La légitimité morale de la fonction s’apprécie sur l’acceptabilité sociale des processus décisionnels (encadrement et structure de contrôle) et de leurs résultats alors que la légitimité morale de la personne qui occupe cette fonction résulte de l’appréciation de ses qualités humaines pour occuper la fonction.

Alain Avanti

Alain Avanti s’intéresse à travers la science-fiction à l’évolution de l’espèce humaine. Il écrit pour ceux qui, comme lui, adhèrent à une nouvelle vision du monde, un monde qui se fabrique sur la vérité, la bonté, la raison, la connaissance, l’imaginaire et la quête du bonheur… un monde où la liberté de chacun s’exprime dans un environnement sécuritaire… un monde où le pouvoir est véritablement au service de l’épanouissement de tous… un monde respectueux de la vie et engagé à la protection de la biosphère.

Ses livres sont des thrillers politiques où s’entremêlent le bien et le mal, où l’inconnu et le doute défient l’intelligence… Ses récits veulent plaire à ceux qui croient à un grand destin pour le genre humain, mais qui peinent à trouver le temps pour y rêver… Ses romans veulent rendre captivant le regard que l’espèce humaine devrait jeter sur elle-même, sur l’infiniment petit, l’infiniment grand et l’infiniment mystérieux… Ses écrits portent sur la responsabilité que donne aux humains la capacité de prendre conscience de ce qu’ils sont… la conscience, cet attribut unique que le cosmos a mis plus de 13,8 milliards d’années à façonner.

Il y a là une certaine vision utopique de ce que pourrait devenir le monde dans lequel nous vivons… sauf que…

… sauf que le génome humain… porteur de la parole et de l’imaginaire, l’industrie de la raison et de la bonté… l’immense aboutissement de l’énergie et la matière… dispose de tout ce qui pourrait être utile à ce grand dessein… mais aussi de tout ce qui pourrait empêcher le destin de l’humanité de se réaliser.

La Série « Nouvelles Écritures » imagine un monde où enfin l’humanité a été entendue par une civilisation qui a traversé toutes les étapes de son évolution, une civilisation extraterrestre… extradimensionnelle… qui ouvre la porte à l’apparition d’un nouvel humain. Les personnages engagés sur cette voie feront face à des résistances inattendues et découvriront que la quête d’un monde meilleur ne fait pas l’affaire de tous.

Le « Système de Crédits Sociaux ». L’intelligence artificielle, la soumission, la domination et l’exploitation des masses

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L’article de Ian Bremmer dans le Time Magazine (Advantage China) décrivant comment le gouvernement chinois entend contrôler ses populations n’est pas sans nous rappeler à tous les dangers qui guettent les sociétés libérales avec l’explosion des capacités informatiques et la numérisation des intentions et des actes sociaux des citoyens, que ce soit le simple fait de connaître les humeurs et les goûts des consommateurs ou, plus fondamentalement, l’édifice philosophique et l’arbre des valeurs qui guident l’entrepreneuriat social et politique des individus.

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Imaginez un rapport de crédits sociaux révélant que vous avez commis un crime, été surpris en flagrant délit de plagiat, eu des comportements déplacés en public, n’avez pas fait vos paiements mensuels à temps, avez été congédié d’un emploi, avez signé une pétition contre un membre du gouvernement, un ministère ou une société d’État, avez écrit un article faisant ressortir les défauts de l’administration et du gouvernement, avez dénoncé des transactions illégales ou des gestes de corruption, avez porté plainte pour harcèlement sexuel, avez diné avec un quelqu’un soupçonné de vouloir renversé le gouvernement, ouvert un site web encourageant les gens à prendre conscience de leur situation. Imaginez que ce rapport est analysé par une Intelligence Artificielle qui établit votre « score social », détermine votre position dans l’échelle sociale et augmente le niveau de surveillance que l’État doit vous accorder pour vous contrôler en tant que menace… Eh bien… tout ça est déjà possible… et presque tout ça est déjà en mis en œuvre ou sur le point de l’être dans ce grand et extraordinaire pays qu’est la Chine.

Nul doute que cette œuvre de nouvelle gouvernance s’édifiant sur les capacités illimitées de l’Intelligence Artificielle intéresse de nos jours plusieurs hommes politiques au pouvoir (Trump, Duterte, Poutine, Kim Jong-un…). Nul doute aussi qu’elle contaminera l’esprit du libéralisme[1] et les raisonnements de ceux qui la défendent, d’autant plus que le raffinement dans l’analyse que peuvent et pourront atteindre les algorithmes de l’IA serait en mesure de corriger les comportements des citoyens avec de mauvais scores sociaux à l’aide de différentes ruses véhiculées par l’Internet, comme une récompense proportionnelle à l’amélioration du comportement déviant, la dénonciation subtile de ce comportement auprès des proches ou des menaces intimidantes sur la perte du statut social du citoyen non entièrement conforme.

Mais le plus effarant dans tout ça n’est pas que c’est déjà possible d’implanter secrètement de tels systèmes « de soumission, de domination et d’exploitation des masses », mais qu’ils seront dans un avenir proche infiniment plus puissants et alléchants, et que leur développement magnétise aujourd’hui les investisseurs de tous les pays. On dira que ce ne sont pas spécifiquement ces systèmes qui sont la cible du capital, mais, il faut bien l’admettre, toutes améliorations algorithmiques ou de capacités de calcul serviront au premier chef ces systèmes de gouvernance. Voilà donc ce qui pourrait se dessiner comme la solution à « l’ingouvernabilité » dont se sont plaints les gouvernements depuis une quarantaine d’années. Voilà aussi la solution aux menaces d’instabilité que font planer les médias sociaux que craignent les possédants et ceux qui en dépendent.

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Cette vision du monde dans lequel nous entrons m’apparait tellement impopulaire que politiquement infaisable… mais, l’est-elle vraiment ?

Alain Avanti

[1] Le libéralisme est une doctrine de philosophie politique qui affirme « la garantie des droits individuels contre l’autorité arbitraire d’un gouvernement ou contre la pression des groupes particuliers (https://www.wikiwand.com/fr/Lib%C3%A9ralisme).


Alain Avanti

Alain Avanti s’intéresse à travers la science-fiction à l’évolution de l’espèce humaine. Il écrit pour ceux qui, comme lui, adhèrent à une nouvelle vision du monde, un monde qui se fabrique sur la vérité, la bonté, la raison, la connaissance, l’imaginaire et la quête du bonheur… un monde où la liberté de chacun s’exprime dans un environnement sécuritaire… un monde où le pouvoir est véritablement au service de l’épanouissement de tous… un monde respectueux de la vie et engagé à la protection de la biosphère.

Ses livres sont des thrillers politiques où s’entremêlent le bien et le mal, où l’inconnu et le doute défient l’intelligence… Ses récits veulent plaire à ceux qui croient à un grand destin pour le genre humain, mais qui peinent à trouver le temps pour y rêver… Ses romans veulent rendre captivant le regard que l’espèce humaine devrait jeter sur elle-même, sur l’infiniment petit, l’infiniment grand et l’infiniment mystérieux… Ses écrits portent sur la responsabilité que donne aux humains la capacité de prendre conscience de ce qu’ils sont… la conscience, cet attribut unique que le cosmos a mis plus de 13,8 milliards d’années à façonner.

Il y a là une certaine vision utopique de ce que pourrait devenir le monde dans lequel nous vivons… sauf que…

… sauf que le génome humain… porteur de la parole et de l’imaginaire, l’industrie de la raison et de la bonté… l’immense aboutissement de l’énergie et la matière… dispose de tout ce qui pourrait être utile à ce grand dessein… mais aussi de tout ce qui pourrait empêcher le destin de l’humanité de se réaliser.

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Donald Trump et la fin de la démocratie bienveillante?

Donald Trump et la fin de la démocratie bienveillante?

Donald Trump, le démystificateur du pouvoir politique, l’homme assoiffé de grandeur qui s’attaque à la complexité de la gouvernance et à la rectitude politique… dénonçant les questions politiques alambiquées, les retards dans les moindres projets gouvernementaux, la complexification des problèmes par la bureaucratie, les dépassements de coûts, les déficits budgétaires extrêmes, la collusion du pouvoir avec Wall Street, les salaires impossibles de l’élite, l’absence de leadership dans les problèmes imposés par d’autres états, l’immigration illégale, la tolérance aux comportements criminels, l’irresponsabilité chronique des institutions, l’affaiblissement militaire… en fait, Donald Trump dénonce tout ce qui ne va pas dans la démocratie américaine, du moins au jugement des républicains sursaturés de l’indigence de leurs dirigeants politiques.

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Le « Printemps Trump », la révolution douce et notre monde tel qu’il est

Aujourd’hui, le monde assiste au « Printemps Trump », une révolution douce aux arrières goûts fétides, qui remet en cause l’artificialité politique, économique et philosophique de nos démocraties, toutes les prétendues démocraties, et même les plus antiaméricaines. Trump, certainement le mâle alpha de tous ceux qui ont des prétentions à la présidence des États-Unis, n’était peut-être pas conscient du rôle historique qu’il s’apprêtait à jouer lorsqu’il a annoncé sa candidature à l’investiture républicaine. Sam Clovis l’était… La dictature bienfaisante de la démocratie s’est au fil du temps érigée en un système extrêmement rigide, paradoxalement supporté par la liberté de parole et des institutions de justice respectueuse des droits de l’homme. Cette dictature douce, mais contraignante, est servie par des personnes élues par tous, une opération qui lui confère toute la légitimité requise pour poursuivre sans fin son travail de maintien de l’ordre social, un ordre duquel émergent la sécurité et la liberté recherchées par chacun.

C’est très bien ainsi… il faut de l’ordre… il faut de la sécurité… il faut de la liberté.

C’était hier…

Aujourd’hui, les technologies numériques et, bien involontairement, les médias rapprochent le voteur aux revenus médians d’une autre vérité… un doute qu’il traduit par la question : « À qui profite cette douce dictature qui défend notre liberté et notre sécurité en puisant sans cesse dans nos avoirs et en nous encombrant d’une infinité de règles qui engendrent plus de problèmes qu’elles n’en résolvent… et qui semble servir l’intérêt de l’élite ? »

Les politiciens ordinaires sont incapables de résoudre cette énigme, parce qu’ils en font partie eux-mêmes. Ils sont au service d’un système d’ordre qui lutte contre l’entropie sociale et qui occupe toutes ses ressources à tenter de satisfaire ceux qui les portent au pouvoir et ceux qui les y maintiennent.

Il faut une révolution… une révolution douce, qui ne fait pas désordre… un coup de semonce… Mais comment faire pour ébranler le système sans le détruire ?

Donald Trump est là, avec tous les défauts du mâle alpha, mais avec ses qualités aussi : intelligent, puissant, n’ayant peur de personnes, capable d’indiquer à chacun sa place dans le pecking order et de l’obliger à s’y tenir, imperméable aux critiques, inconscient de ses faiblesses, mais conscient de sa force, exhibant sa personnalité sans gêne… Donald Trump, le mâle alpha, se vend à ses électeurs comme la seule personne capable de défendre leur intérêt et celui de la nation, celui qui sera capable de procurer à chacun la sécurité et la liberté, ces deux valeurs fondamentales auxquelles ils aspirent. Aux yeux des républicains, Donald Trump semble être la seule personne de confiance assez fringuant et inconscient des difficultés pour diriger et réussir la révolution que souhaite M., Mme Tout-le-Monde.

Évidemment, la réalité des agissements politiques est plus complexe. Mais le coup de semonce est donné. Si je conseillais le parti démocrate, je leur dirais de se méfier de la langue de bois… le langage politique du quasi-statu quo, la langue de l’élite qui semble amener les démocraties vers un cul-de-sac.

Alain Avanti

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Alain Avanti

Alain Avanti s’intéresse à travers la science-fiction à l’évolution de l’espèce humaine. Il écrit pour ceux qui, comme lui, adhèrent à une nouvelle vision du monde, un monde qui se fabrique sur la vérité, la bonté, la raison, la connaissance, l’imaginaire et la quête du bonheur… un monde où la liberté de chacun s’exprime dans un environnement sécuritaire… un monde où le pouvoir est véritablement au service de l’épanouissement de tous… un monde respectueux de la vie et engagé à la protection de la biosphère.

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Le vide absolu… le vide quantique, précurseur du Big Bang?

Le vide absolu… le vide quantique,  précurseur du Big Bang?

Y avait-il quelque chose avant le Big Bang ? Oui, bien sûr. Il n’y avait rien… rien que le vide absolu… le point d’énergie zéro… le vide quantique dont on constate de plus en plus « l’existence et ses effets ».

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Les trous noirs et la vie après la mort

du grand mystère de l’état conscient… de ce que plusieurs appellent l’âme… de la place de l’état conscient dans les champs d’énergie informationnelle qui essaiment au sein de l’univers, de ses relations avec un hypothétique champ informationnel agrégatif… la singularité propre à chaque entité consciente.

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Une sérieuse folie : l’hypothèse de la simulation de l’état conscient

Parmi les douces folies de physiciens parfois mentalement désemparés par les incroyables pouvoirs de l’intelligence humaine… je dirais plutôt par ce que leur intelligence est en mesure de découvrir et de percevoir en fouillant de manière rigoureuse l’infiniment grand, petit et lointain, il y a l’Hypothèse de la Simulation (The Simulation Hypothesis). Cette hypothèse surprenante est une curieuse mais sérieuse façon de s’expliquer l’inexplicable, comme l’incohérence de Klein. Elle trouve aussi un certain appui de James Gates qui aurait mis à jour un code informatique dans les mathématiques complexes de la théorie des cordes… la théorie qui décrit aujourd’hui le mieux comment l’énergie se transforme en matière…

En fait, la question derrière cette hypothèse serait « est-ce que l’univers que nous observons est une supercherie ? »

Ou mieux : Sommes-nous une entité mathématique qui génère un état conscient (des qualias) au sein d’un flux structuré d’information dans un nuage créé par des calculateurs quantiques ?

Comment peut-on arriver à conclure à la plausibilité que les humains seraient le produit d’une simulation de la conscience dont il serait impossible de se sortir… que tout autour de nous soit une perception simulée… que tout à l’intérieur de nous, y compris la conscience et l’intelligence, soit programmé… que nous vivons dans un champ de flux de quanta d’énergie qui se condense en petites entités conscientes de telle manière qu’elle engendre des images de ce que nous appelons la réalité (la matière et l’énergie – les objets et les sujets qui leur sont rattachés)?

C’est à Nick Bostrom que l’on doit d’avoir le premier osé suggérer d’un point de vue scientifique qu’une telle hypothèse était non seulement pas complètement idiote, mais plausible. Cette hypothèse, exploitée longtemps avant d’être l’objet de recherches sérieuses, a inspiré de belles œuvres de science-fiction imaginée sous l’angle de la conscience simulée. Plus récemment,
le film « The Matrix » tente de montrer ce que pourrait être une réalité créée par des engins [sentient machines] capables
de ressentir des émotions et d’avoir conscience qu’ils existent.

Sommes-nous en pleines divagations en considérant de telles hypothèses ? Ce n’est pas ce que laisse à penser Ray Kurzweil qui voit les lois de la physique comme des lois régissant des calculs simulant des processus (énergie, matières, espace-temps, gravitation…) dans le cadre d’un système complexe d’interaction d’information, un système semblant s’opérer sur un substrat physique, tel que pourrait le faire un ordinateur.  

Pourquoi le monde de la simulation, de la réalité virtuelle et des jeux numériques fascine-t-il autant les humains, même à un âge où ils ne sont pas encore alphabétisés ? 

Alain Avanti

Alain Avanti s’intéresse à travers la science-fiction à l’évolution de l’espèce humaine. Il écrit pour ceux qui, comme lui, adhèrent à une nouvelle vision du monde, un monde qui se fabrique sur la vérité, la bonté, la raison, la connaissance, l’imaginaire et la quête du bonheur… un monde où la liberté de chacun s’exprime dans un environnement sécuritaire… un monde où le pouvoir est véritablement au service de l’épanouissement de tous… un monde respectueux de la vie et engagé à la protection de la biosphère.

Ses livres sont des thrillers politiques où s’entremêlent le bien et le mal, où l’inconnu et le doute défient l’intelligence… Ses récits veulent plaire à ceux qui croient à un grand destin pour le genre humain, mais qui peinent à trouver le temps pour y rêver… Ses romans veulent rendre captivant le regard que l’espèce humaine devrait jeter sur elle-même, sur l’infiniment petit, l’infiniment grand et l’infiniment mystérieux… Ses écrits portent sur la responsabilité que donne aux humains la capacité de prendre conscience de ce qu’ils sont… la conscience, cet attribut unique que le cosmos a mis plus de 13,8 milliards d’années à façonner.

Il y a là une certaine vision utopique de ce que pourrait devenir le monde dans lequel nous vivons… sauf que…

… sauf que le génome humain… porteur de la parole et de l’imaginaire, l’industrie de la raison et de la bonté… l’immense aboutissement de l’énergie et la matière… dispose de tout ce qui pourrait être utile à ce grand dessein… mais aussi de tout ce qui pourrait empêcher le destin de l’humanité de se réaliser.

La Série « Nouvelles Écritures » imagine un monde où enfin l’humanité a été entendue par une civilisation qui a traversé toutes les étapes de son évolution, une civilisation extraterrestre… extradimensionnelle… qui ouvre la porte à l’apparition d’un nouvel humain. Les personnages engagés sur cette voie feront face à des résistances inattendues et découvriront que la quête d’un monde meilleur ne fait pas l’affaire de tous.

La fin de nos concepts réconfortants…

Nous, les humains, comme tous êtres vivants, avons un grand besoin de nous réconforter devant l’inconnu. Nous avons conçu une centaine de stratégies pour le faire, et ça, depuis plusieurs millénaires. Certaines sont plus récentes, comme les médications apaisantes, d’autres remontent à l’aube de l’histoire humaine, un moment dans notre évolution où les souffrances de l’enfer et la promesse d’une éternité heureuse servaient et, malheureusement, servent encore le pouvoir et la richesse.

Et l’inconnu que tous partagent, le plus difficile à combattre, c’est l’inconnu devant la mort de notre état conscient, le Soi supérieur, l’Âme… un État de la conscience qui se projette dans une autre dimension…    

Ici, l’humanité est à la croisée des chemins entre les croyances (ou le faux-vrai qui émerge à l’extérieur de la raison) et la vérité (ou ce qui est douteux et fait office du vérifiable). Bien que l’énergie, la gravité, la matière, l’espace et le temps demeurent encore des sujets mystérieux à l’intelligence humaine, les connaissances et les explications vérifiables sur leur nature sont extrêmement développées et, de nos jours, on ne peut « faire confiance » à l’imaginaire invérifiable, aux stratégies de domination et aux croyances primitives pour traiter d’une question aussi importante que l’Âme…

Dans notre monde, celui qui émergera de la révolution numérique en pleine action, le simple mortel peut, s’il le désire, entrer en contact avec l’univers des connaissances et des mystères qui en sont le moteur. Il peut aussi se fermer à ces nouvelles connaissances, lui préférant des livres écrits à l’époque où l’ignorance était maîtresse du monde, des livres sacrés qui laissent entendre une explication tout à fait humaine à l’inexplicable, mais dont le rôle premier est d’agir sur l’état conscient des individus… de créer (sans trop de succès) le calme nécessaire à l’émancipation de chacun… de donner un sens social à l’exercice du pouvoir et aux conflits qui découlent. Le simple mortel peut cependant se désintéresser de tout ce qui pourrait lui apporter de l’inconfort ou exiger un effort intellectuel et psychologique, de tout ce qui pourrait lui coûter du temps, du temps qu’il consacre à ses pulsions et ses obsessions.

Ce n’est pas désespérant…

En regardant au-dessus de la ligne d’horizon, par en avant plutôt que par en arrière, pour chercher une explication à l’existence, on plonge vers ce grand mystère que sont l’énergie, la gravité, la matière, l’espace et le temps, un mystère que l’intelligence humaine commence à expliquer. Et ces connaissances, ces doutes, ces spéculations… les extraordinaires développements techniques et intellectuels qui en découlent… c’est un peu comme si l’univers nous suppliait d’ajouter l’état conscient à ses propres dimensions.

Aujourd’hui, parce qu’on remonte jusqu’à l’intérieur du Big Bang, qu’on regarde vers le futur à 50 milliards d’années, qu’on pénètre dans l’état quantique de la matière, de l’énergie et du temps, rien ne s’oppose plus à chercher une réponse à notre interrogation fondamentale dans des hypothèses dont on pourra vérifier un jour le bien-fondé.

Ce sera sans doute une étape que franchira l’espèce humaine… rien ne semblant pouvoir arrêter l’insatiable besoin de communiquer, comme si la matière utilisait ce subterfuge pour faire apparaître la cinquième dimension.

Alain Avant

Alain Avanti

Alain Avanti s’intéresse à travers la science-fiction à l’évolution de l’espèce humaine. Il écrit pour ceux qui, comme lui, adhèrent à une nouvelle vision du monde, un monde qui se fabrique sur la vérité, la bonté, la raison, la connaissance, l’imaginaire et la quête du bonheur… un monde où la liberté de chacun s’exprime dans un environnement sécuritaire… un monde où le pouvoir est véritablement au service de l’épanouissement de tous… un monde respectueux de la vie et engagé à la protection de la biosphère.

Ses livres sont des thrillers politiques où s’entremêlent le bien et le mal, où l’inconnu et le doute défient l’intelligence… Ses récits veulent plaire à ceux qui croient à un grand destin pour le genre humain, mais qui peinent à trouver le temps pour y rêver… Ses romans veulent rendre captivant le regard que l’espèce humaine devrait jeter sur elle-même, sur l’infiniment petit, l’infiniment grand et l’infiniment mystérieux… Ses écrits portent sur la responsabilité que donne aux humains la capacité de prendre conscience de ce qu’ils sont… la conscience, cet attribut unique que le cosmos a mis plus de 13,8 milliards d’années à façonner.

Il y a là une certaine vision utopique de ce que pourrait devenir le monde dans lequel nous vivons… sauf que…

… sauf que le génome humain… porteur de la parole et de l’imaginaire, l’industrie de la raison et de la bonté… l’immense aboutissement de l’énergie et la matière… dispose de tout ce qui pourrait être utile à ce grand dessein… mais aussi de tout ce qui pourrait empêcher le destin de l’humanité de se réaliser.

La Série « Nouvelles Écritures » imagine un monde où enfin l’humanité a été entendue par une civilisation qui a traversé toutes les étapes de son évolution, une civilisation extraterrestre… extradimensionnelle… qui ouvre la porte à l’apparition d’un nouvel humain. Les personnages engagés sur cette voie feront face à des résistances inattendues et découvriront que la quête d’un monde meilleur ne fait pas l’affaire de tous.

La « Noétique », la Théorie Intégrale ou la science des intentions

La « Noétique » se définit comme la science qui étudie comment les croyances, les pensées et les intentions affectent la réalité. Elle a inspiré plusieurs fantaisies de science-fiction comme X-men, Fringe ou Twilight Zone et certains auteurs de romans, dont Dan Brown avec « Symbole perdu », des œuvres qui ont saisi l’imaginaire d’une grande audience.

La Noétique s’est popularisée par sa prise en charge par des institutions comme L’Institut of Noetic Science (IONS) créé par l’astronaute Edgar Mitchell en 1973 pour conduire et sponsoriser des recherches sur la conscience et les événements psychiques. Il y a aussi The International New Thought Alliance (INTA), une organisation dont les racines remontent au 19e siècle et qui porte foi en ce « qu'une pensée positive dirigée vers un but déterminé aboutit à sa concrétisation dans la réalité », ainsi que The Integral Institute, un think tank créé par l’auteur épistémologue et spiritualiste américain, Ken Wilber, et dont l’objectif est d’intégrer les divers points de vue qui se dressent dans les grands domaines du savoir. La Noétique, la très sérieuse Théorie Intégrale et ses dérivés qui aborde le phénomène et le rôle de la conscience s’enrichissent d’autres partenaires comme l’Integral Research Center et son Journal on Integrated Theory and Practice, ou encore, l’Institut Suisse des Sciences Noétiques, l’Université Intégrale de Paris, le Club de Budapest

Bien qu’étant une démarche à la marge des sciences où les croyances, les cadres d’analyses et les hypothèses s’intègrent mal dans un tout cohérent, on ne peut parler de « conscience » en excluant la Noétique, surtout maintenant où émergent de la physique quantique et de la cosmologie des connaissances presque métaphysiques. C’est surtout à la Théorie Intégrale et à ses applications (arts, écologie, économique, politique, psychologie…) qu’on accordera, malgré certaines critiques bien justifiées, le statut d’une démarche rigoureuse en quête d’un paradigme… pourvu que l’on soit prudent avec son usage.

Que vient faire la Noétique et la Théorie intégrale dans mes travaux sur la série de Hard Science Fiction « Nouvelles Écritures »?

Eh bien, sans dévoiler l’intrigue du cinquième volume intitulé « Les Numans », cette capacité et façon de concevoir les objets et les phénomènes sont le legs des visiteurs d’une autre dimension dont on a la preuve irréfutable de leur présence dans notre univers…  

Alain Avanti

Alain Avanti

Alain Avanti s’intéresse à travers la science-fiction à l’évolution de l’espèce humaine. Il écrit pour ceux qui, comme lui, adhèrent à une nouvelle vision du monde, un monde qui se fabrique sur la vérité, la bonté, la raison, la connaissance, l’imaginaire et la quête du bonheur… un monde où la liberté de chacun s’exprime dans un environnement sécuritaire… un monde où le pouvoir est véritablement au service de l’épanouissement de tous… un monde respectueux de la vie et engagé à la protection de la biosphère.

Ses livres sont des thrillers politiques où s’entremêlent le bien et le mal, où l’inconnu et le doute défient l’intelligence… Ses récits veulent plaire à ceux qui croient à un grand destin pour le genre humain, mais qui peinent à trouver le temps pour y rêver… Ses romans veulent rendre captivant le regard que l’espèce humaine devrait jeter sur elle-même, sur l’infiniment petit, l’infiniment grand et l’infiniment mystérieux… Ses écrits portent sur la responsabilité que donne aux humains la capacité de prendre conscience de ce qu’ils sont… la conscience, cet attribut unique que le cosmos a mis plus de 13,8 milliards d’années à façonner.

Il y a là une certaine vision utopique de ce que pourrait devenir le monde dans lequel nous vivons… sauf que…

… sauf que le génome humain… porteur de la parole et de l’imaginaire, l’industrie de la raison et de la bonté… l’immense aboutissement de l’énergie et la matière… dispose de tout ce qui pourrait être utile à ce grand dessein… mais aussi de tout ce qui pourrait empêcher le destin de l’humanité de se réaliser.

La Série « Nouvelles Écritures » imagine un monde où enfin l’humanité a été entendue par une civilisation qui a traversé toutes les étapes de son évolution, une civilisation extraterrestre… extradimensionnelle… qui ouvre la porte à l’apparition d’un nouvel humain. Les personnages engagés sur cette voie feront face à des résistances inattendues et découvriront que la quête d’un monde meilleur ne fait pas l’affaire de tous.

L’état conscient battu par l’instinct de survie ?

La conscience détermine-t-elle la condition humaine, ou l’inverse, la conscience est-elle le reflet des conditions dans lesquelles les humains évoluent ? Cette question a été au cœur de la dialectique sur les fondements de l’humanisme depuis l’ère présocratique.

Avec Marx, la dialectique de la conscience et de la condition humaine s’est approchée d’une victoire absolue de la conscience de masse, cette conscience des classes laborieuses de l’état misérable de leurs conditions de vie, une image bien piètre de leur situation, une vision suffisante pour leur donner la force de se libérer et de se donner droit au bien-être…

C’était un autre temps… peut-être que Marx avait raison, qu’il n’est pas responsable des crimes commis par la classe dirigeante qui justement cherchait à mettre en pratique un régime politique libérateur du capital qui exploite « légitimement » les classes laborieuses. Peut-être aussi qu’il avait tort… que le fétichisme de la marchandise est un phénomène définitivement imprégné dans le fonctionnement de l’être, que tous en sont atteints et que l’équilibre des forces en société peut difficilement aboutir à autre chose qu’une démocratie ouverte et à une économie basée sur la propriété privée, le travail, les moyens techniques de production et la croissance du capital productif. 

Ni le communiste ni le capitalisme n’a réussi à vaincre la misère des « Terriens », à les libérer et à protéger leur capital nature si important dans la production sociale du bien-être, et aucun de ces systèmes ne semble porteur d’un destin planétaire heureux. 

Peut-être est-ce le destin de l’espèce… peut-être que l’humain est étranger à lui-même… qu’il n’est pas conscient d’être conscient… qu’il est conscient de tout sauf de sa propre conscience. À sa décharge, on doit penser qu’il est difficile pour l’individu d’agir pour sa sécurité et sa liberté, de simplement survivre… tout en étant conscient du Ça (ses pulsions), Moi (son gouvernail), Surmoi (son inconscient) et Soi (sa sphère spirituel)… Et il l’est beaucoup plus encore d’intégrer dans son agir l’immense responsabilité d’être le seul organisme vivant à être à la fois conscient, intelligent et imaginatif… peut-être le seul « objet-être » de cette nature dans la galaxie… un « objet » fabriqué par des lois qui se sont forgées dans le Big Bang… un « objet » résultant d’une évolution longue et complexe des interactions entre l’énergie, la matière et la gravité.

L’état conscient serait-il battu en brèche par l’instinct de survie ?

En fait, pourrait-on dire, sauf sous certaines conditions qu’il doit lui-même aménager, l’individu n’est pas dans un état conscient au sens de la grandeur et de la valeur « cosmique » qu’il accorde à ce phénomène. Il est tout simplement, face à sa réalité, occupé à être et à se sortir de ses difficultés… il est dans l’état minimal du « je pense, donc je suis »… 

Peut-on conclure que la conscience ne peut échapper à la réalité… qu’elle est fabriquée par la condition humaine et non le contraire… que la conscience permettra un jour à l’espèce humaine et à toutes les autres espèces qui en dépendent de se sortir de leur destin ?

Alain Avanti

 


Alain Avanti

Alain Avanti s’intéresse à travers la science-fiction à l’évolution de l’espèce humaine. Il écrit pour ceux qui, comme lui, adhèrent à une nouvelle vision du monde, un monde qui se fabrique sur la vérité, la bonté, la raison, la connaissance, l’imaginaire et la quête du bonheur… un monde où la liberté de chacun s’exprime dans un environnement sécuritaire… un monde où le pouvoir est véritablement au service de l’épanouissement de tous… un monde respectueux de la vie et engagé à la protection de la biosphère.

Ses livres sont des thrillers politiques où s’entremêlent le bien et le mal, où l’inconnu et le doute défient l’intelligence… Ses récits veulent plaire à ceux qui croient à un grand destin pour le genre humain, mais qui peinent à trouver le temps pour y rêver… Ses romans veulent rendre captivant le regard que l’espèce humaine devrait jeter sur elle-même, sur l’infiniment petit, l’infiniment grand et l’infiniment mystérieux… Ses écrits portent sur la responsabilité que donne aux humains la capacité de prendre conscience de ce qu’ils sont… la conscience, cet attribut unique que le cosmos a mis plus de 13,8 milliards d’années à façonner.

Il y a là une certaine vision utopique de ce que pourrait devenir le monde dans lequel nous vivons… sauf que…

… sauf que le génome humain… porteur de la parole et de l’imaginaire, l’industrie de la raison et de la bonté… l’immense aboutissement de l’énergie et la matière… dispose de tout ce qui pourrait être utile à ce grand dessein… mais aussi de tout ce qui pourrait empêcher le destin de l’humanité de se réaliser.

La Série « Nouvelles Écritures » imagine un monde où enfin l’humanité a été entendue par une civilisation qui a traversé toutes les étapes de son évolution, une civilisation extraterrestre… extradimensionnelle… qui ouvre la porte à l’apparition d’un nouvel humain. Les personnages engagés sur cette voie feront face à des résistances inattendues et découvriront que la quête d’un monde meilleur ne fait pas l’affaire de tous.

La conscience ne serait qu’un autre état de la matière… et de l’énergie

Max Tegmark, dans son brillant article « Consciousness as a State of Matter », propose de voir ce système, le(s) « Perceptronium [s] », le(s) système(s) produisant les qualias, comme simplement un autre état de la matière. Il ne se limite pas à spéculer sur ce qui peut sembler une évidence pour plusieurs [la conscience émane du traitement de l’information dans l’organe dédié à cette fin, le cerveau ou un système organique s’en rapprochant], il y aborde des questions fondamentales sur la perception de notre monde, par exemple, par quelle stratégie de traitement de l’information on en arrive à percevoir [concevoir] le monde comme des ensembles dynamiques d’objets hiérarchisés, interagissant et relativement indépendants. Plus encore, et là, on est au cœur de la formulation de nouveaux problèmes scientifiques sous-jacents à la théorie quantique de la conscience, Tegmark se demande quelle est la nature du système de correction d’erreurs d’interprétation dans le cerveau, comment les systèmes neuronaux peuvent supporter et traiter autant d’information, s’il est possible qu’une meilleure compréhension du fonctionnement de la conscience puisse nous aider à comprendre comment l’univers [classique] a pu se constituer à partir de ses constituants quantiques, et comment la conscience interprète les relations entre l’espace et le temps.

We perceive the external world as a hierarchy of objects, whose parts are more strongly connected to one another than to the outside.
— Max Tegmark

Les travaux de Max Tegmark s’appuient sur la théorie de Giulio Tononi qui conçoit l’état conscient comme le produit d’un système neuronal extrêmement complexe dans son organisation et hautement sophistiqué dans ses opérations de stockage et de traitement de l’Information, un système intégrant l’information externe et interne en un tout indivisible… 

Puisqu’on réfléchit sur le sujet chaud de l’état conscient avec des concepts comme « Computerium » et « Perceptronium », j’ajouterais que l’on peut postuler aussi la présence d’un « discriminatorium », un système qui permet de distinguer un qualia (un sens donné à l’information externe) d’un autre, moins adéquat, un système qui, en opérant, nous permet de prendre « conscience » de la perception… de vivre l’expérience du qualia et d’agir si cela devient nécessaire. 

Quelles spéculations littéraires peut-on inférer de ces axiomes, postulats et théorie ?

Tout d’abord, on peut penser que si l’état conscient est porté par un système physique, quelle qu’en soit la complexité, il deviendra rapidement possible de s’en faire une représentation mathématique, utilisant des allégories intelligentes (la théorie quantique en est truffée) pour en modéliser le comportement. Ensuite, comme tout système opérant à ces niveaux de complexité, il peut autoaméliorer sa performance (diversifier et accroître l’état conscient) ou se détériorer (par bris de structures et blocage d’interactions) comme on le constate tous les jours en neurologie. Par ailleurs, puisqu’il s’agit d’un système organique (computerium + perceptronium + discriminatorium = l’état conscient), il faut penser qu’il est « préprogrammé » dans le code génétique et que sa construction et son opération sont modulées épigénétiquement, donc propres à chaque individu et à son expérience de vie. Et dans ce cas, si l’on connait la clé qui ouvre ou ferme la porte à l’expression d’un gène dans la création et l’opération dudit système, on doit en déduire qu’il est possible d’en modifier la performance. Enfin, plus simplement, il faut penser qu’un système physique générant un qualia à partir du traitement de l’information externe et interne auquel il a accès produira des états conscients dont on peut prédire la nature, par exemple, une pulsion ressentie face à une situation dans l’environnement en relation avec des valeurs acquises et programmées dans des informations contenues dans le système.  

Il est assez évident que l’on peut poser que le choix de nos actions est influencé par notre état conscient et ainsi, par un état organisé de la matière et de l’énergie dans lequel circulent et se traitent des flux d’information. On peut aussi poser que nos actions engendrent des situations futures dont on ne connaît pas vraiment si elles seront porteuses de bien-être ou de mal-être, le moment présent surpassant souvent en importance le moment futur. Enfin, en prenant en considération le principe de causalité (nos actions actuelles engendrent notre futur), on peut penser que notre destin est lié en quelque sorte à notre état conscient, et ainsi, qu’il est programmé dans nos gènes, influencé par notre expérience de vie et dépendant de l’information provenant de notre environnement.

La série littéraire de science-fiction « Nouvelles Écritures » sur laquelle je travaille repose en bonne partie sur l’infinie richesse du génome humain s’exprimant malheureusement de manière erratique… erratique à ce point qu’il menace sa propre survie en détruisant le substrat qui le supporte et en opérant des systèmes socio-économiques contraignants qui semblent de toute évidence assez peu viables.

Alain Avanti

Alain Avanti

Alain Avanti s’intéresse à travers la science-fiction à l’évolution de l’espèce humaine. Il écrit pour ceux qui, comme lui, adhèrent à une nouvelle vision du monde, un monde qui se fabrique sur la vérité, la bonté, la raison, la connaissance, l’imaginaire et la quête du bonheur… un monde où la liberté de chacun s’exprime dans un environnement sécuritaire… un monde où le pouvoir est véritablement au service de l’épanouissement de tous… un monde respectueux de la vie et engagé à la protection de la biosphère.

Ses livres sont des thrillers politiques où s’entremêlent le bien et le mal, où l’inconnu et le doute défient l’intelligence… Ses récits veulent plaire à ceux qui croient à un grand destin pour le genre humain, mais qui peinent à trouver le temps pour y rêver… Ses romans veulent rendre captivant le regard que l’espèce humaine devrait jeter sur elle-même, sur l’infiniment petit, l’infiniment grand et l’infiniment mystérieux… Ses écrits portent sur la responsabilité que donne aux humains la capacité de prendre conscience de ce qu’ils sont… la conscience, cet attribut unique que le cosmos a mis plus de 13,8 milliards d’années à façonner.

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… sauf que le génome humain… porteur de la parole et de l’imaginaire, l’industrie de la raison et de la bonté… l’immense aboutissement de l’énergie et la matière… dispose de tout ce qui pourrait être utile à ce grand dessein… mais aussi de tout ce qui pourrait empêcher le destin de l’humanité de se réaliser.

La Série « Nouvelles Écritures » imagine un monde où enfin l’humanité a été entendue par une civilisation qui a traversé toutes les étapes de son évolution, une civilisation extraterrestre… extradimensionnelle… qui ouvre la porte à l’apparition d’un nouvel humain. Les personnages engagés sur cette voie feront face à des résistances inattendues et découvriront que la quête d’un monde meilleur ne fait pas l’affaire de tous.

Giulio Tononi et la théorie de la conscience

D’énormes progrès ont été réalisés sur la compréhension du phénomène de la conscience, en particulier sur les liens entre les structures neuronales (morphologie des neurones et communication synaptique) et les comportements (les qualias). Mais l’on connaît peu de choses sur les organisations structurelles qui sont minimalement porteuses de la conscience, comme le cerveau de patients présentant seulement quelques zones fonctionnelles du cortex cérébral, le cerveau des animaux ou encore, les cerveaux artificiels à état solide ou bientôt, à opérateurs quantiques.

Giulio Tononi propose une théorie de la gestion neuronale de l’information pouvant servir d’assise conceptuelle pour expliquer ce phénomène étrange qu’est la conscience. La « Integrated Information Theory » ou « IIT » se fonde sur des axiomes (vérité indémontrable admise au préalable pour décrire un phénomène) et des postulats (principes explicatifs légitimes intuitivement incontestable et nécessaire à une démonstration). Ainsi, en intégrant les cinq axiomes à la base de la théorie, Tononi et Koch posent que l’information traitée au cerveau sur un objet ou un sujet particulier au cours d’une durée de temps particulière s’intègre en un tout [mon interprétation]. Cinq postulats (existence intrinsèque, composition, information, intégration et exclusion) viennent enrichir la plateforme conceptuelle sur laquelle sa réflexion explicative se développe. La méthodologie est ici importante pour déclencher la recherche d’une explication… d’un modèle… d’un système neuro-synaptique traitant l’information (reçue des sens et stockée au cerveau) pour produire un « quale » ou « qualia » (une expérience perceptive, une sensation corporelle, un sentiment, une émotion, une pulsion…). L’IIT offrirait même la possibilité d’évaluer mathématiquement si un système physique particulier est conscient et, s’il l’était, conscient de quoi. La théorie expliquerait des résultats d’expérience en laboratoire et d’études cliniques, tout en étant capable de faire certaines prédictions. « L’Integrated Information Theory » prétend que l’état conscient est une propriété fondamentale d’un système physique possédant cette propriété causale. La théorie infère aussi que le « niveau » de l’état conscient est propre au système physique qui le génère, qu’il est commun aux animaux, et qu’il est possiblement présent dans les systèmes structurellement simples. 

C’est la seule théorie réellement prometteuse pour expliquer la conscience…
— Christof Koch, The New York Times, September 20, 2010

Quels pourraient être ce neurosystème et multiples sous-systèmes traitant de l’information externe (des sens) et interne (des mémoires) et générant une information intégrée par rapport à laquelle il y a une réaction dont on se rend compte pour en évaluer la justesse ? 

Dans mes écrits de science-fiction, je postule qu’il s’agit d’un système de résonnance cognitive (SRC) qui indique au cerveau que, ce qui se passe dans son environnement, génère un qualia ressenti comme satisfaisant ou un qualia ressenti comme un malaise. Le qualia est produit par le traitement de l’information interne et externe, la fonction primitive du SRC étant d’assurer la survie. Si un organisme est incapable de donner un sens (perception, sensation ou affects) aux signaux venant de son environnement et de réagir en conséquence (produire un qualia adéquat) pour assurer sa sécurité, il faut conclure qu’il ne survivra pas à la prédation ou aux menaces de son environnement. En se complexifiant avec les mutations, l’adaptation épigénétique, la taille et la structure du cerveau, les structures neuronales (… du SRC) ont progressivement enrichi le qualia jusqu’à lui donner suffisamment de structure pour qu’il soit retraité par le système de résonnance cognitive, conférant progressivement des capacités logiques causalité passée et future) et d’imagination (un sens donné à des concepts sans relations senties avec la réalité. 

Dans la série « Nouvelles Écritures », l’état conscient joue un rôle primordial dans les comportements individuels et dans la façon dont s’organisent les rapports humains, en d’autres mots, le destin de l’humanité est programmé dans ses gènes. Ce long roman de science-fiction examine ces questions en explorant une voie dramatique à l’amélioration de la conscience par une action magnétique sur les SRCs. 

Alain Avanti

Alain Avanti

Alain Avanti s’intéresse à travers la science-fiction à l’évolution de l’espèce humaine. Il écrit pour ceux qui, comme lui, adhèrent à une nouvelle vision du monde, un monde qui se fabrique sur la vérité, la bonté, la raison, la connaissance, l’imaginaire et la quête du bonheur… un monde où la liberté de chacun s’exprime dans un environnement sécuritaire… un monde où le pouvoir est véritablement au service de l’épanouissement de tous… un monde respectueux de la vie et engagé à la protection de la biosphère.

Ses livres sont des thrillers politiques où s’entremêlent le bien et le mal, où l’inconnu et le doute défient l’intelligence… Ses récits veulent plaire à ceux qui croient à un grand destin pour le genre humain, mais qui peinent à trouver le temps pour y rêver… Ses romans veulent rendre captivant le regard que l’espèce humaine devrait jeter sur elle-même, sur l’infiniment petit, l’infiniment grand et l’infiniment mystérieux… Ses écrits portent sur la responsabilité que donne aux humains la capacité de prendre conscience de ce qu’ils sont… la conscience, cet attribut unique que le cosmos a mis plus de 13,8 milliards d’années à façonner.

Il y a là une certaine vision utopique de ce que pourrait devenir le monde dans lequel nous vivons… sauf que…

… sauf que le génome humain… porteur de la parole et de l’imaginaire, l’industrie de la raison et de la bonté… l’immense aboutissement de l’énergie et la matière… dispose de tout ce qui pourrait être utile à ce grand dessein… mais aussi de tout ce qui pourrait empêcher le destin de l’humanité de se réaliser.

La Série « Nouvelles Écritures » imagine un monde où enfin l’humanité a été entendue par une civilisation qui a traversé toutes les étapes de son évolution, une civilisation extraterrestre… extradimensionnelle… qui ouvre la porte à l’apparition d’un nouvel humain. Les personnages engagés sur cette voie feront face à des résistances inattendues et découvriront que la quête d’un monde meilleur ne fait pas l’affaire de tous.

Karl Polanyi, la « conscience économique » et la science-fiction

On le sait, le système financier est d’une efficacité extraordinaire. Il régit la vie de plusieurs milliards d’êtres humains, ceux qui le servent, ceux qui s’en servent et ceux qui n’ont pas d’autres choix que d’y souscrire. Il n’est ni intelligent ni conscient, mais pourtant il est construit, dirigé, entretenu et exploité par des humains et il se justifie par sa contribution au bien-être. Il est non seulement efficace pour tenir sa place contre vents, marées et révolutions, mais il l’est aussi pour améliorer le bien-être, du moins en apparence, l’un n’allant pas sans l’autre. En fait, le système financier est une copie visible de l’être social primitif et complexe qui se cache dans chaque humain, un superpartenaire, celui qui gère les interactions entre les individus, les collectivités et les peuples… des interactions contractuelles le plus souvent basées sur l’intérêt des parties qui s’affrontent dans les transactions, qui ne se font pas confiance et qui s’accordent enfin sur un contrat… une promesse de respecter l’entente qui les lie, tout cela en vue de protéger le capital et son système de gouvernance.

Si nous laissons le marché prendre les décisions, ce sera au prix de la destruction de la société
— Karl Polanyi

Karl Polanyi conteste cette vision du libre marché et de son système financier qu’il accuse d’être « désencastrés » des relations sociales, « disembeded » comme il le dit, et ce, de manière fautive, puisque rien ne dit dans l’histoire que l’humain présente un comportement économique qui mérite un tel sort, que « les motivations humaines se réduisent aux deux seuls mobiles de la peur de mourir de faim et de l’appât du gain monétaire. » Le problème du « désencastrement social » de l’économie de marché « autorégulée », c’est que ce phénomène est porteur d’effets pervers et de coûts sociaux importants, dont l’accentuation de la violence économique (les crises des années 29-37, 73, 79, 93, 94, 97, 98, 98-2002, 2008 et la crise de la dette publique grecque) et de la violence politique (le fascisme, le nazisme, le stalinisme…). Pour Polanyi, l’idéal-type que les économistes libéraux présentent comme l’économie de marché régulée par la négociation basée sur l’intérêt personnel et la confiance dans les relations contractuelles est une utopie qui engendre ces dérives extrêmes. 

Le système financier et l’économie de marché conçoivent le territoire, les ressources vitales, le travail et la monnaie, les piliers structurant de la société, comme des objets-produits, des intrants et extrants obéissant à des règles qui protègent avant tout le capital au détriment de plusieurs et à l’avantage de certains, un système qui brise les droits égalitaires à la jouissance de la vie. En fait, on peut penser que l’économie de marché et son système financier se seraient structurés sur une erreur d’application de la morale humaniste. 

À leur décharge, on invoque souvent que plusieurs systèmes financiers (Banque Mondiale, Association internationale de développement, Agence multilatérale de garantie des investissements, etc.) tentent de contrebalancer pour leurs dérives en subventionnant le développement des zones sous-développées.  Encore là, plusieurs dénoncent cette forme de développement auquel on cherche à arriver, un mode de production du bien-être orienté vers la fabrication d’une économie moderne telle qu’on la connaît, avec ses inégalités et ses impacts sur l’écosphère. Et, après tout, c’est peut-être vrai, ces aides au développement plus « encastrées » dans l’activité sociale telle qu’elle se joue dans la réalité viennent corriger quelque peu pour ses effets délétères… tout en renforçant, il faut bien le dire, l’économie de marché et son système financier. Peut-être aussi qu’il est impossible de faire mieux, à court terme du moins, qu’il s’agit d’un moindre mal, que les modes de gouvernement internationaux comme l’ONU, et la bonne volonté des peuples mettant leurs dirigeants en garde contre l’égoïsme et la folie du pouvoir, seront capables de juguler la violence politique qui essaime un peu partout. Reste les violences religieuses et ethniques qui perturbent le bon fonctionnement de l’économie de marché et, certains le prétendent, violences qui ne seraient qu’un mode parmi d’autres par lesquels s’expriment les violences économique et politique.

Que vient faire la science-fiction dans ce qui est au cœur des problèmes de violences et de mal-être qui affligent une grande partie des Terriens ? 

Il y a une double question politique et éthiquement interdite dans toute cette affaire et que la science-fiction peut aborder sans trop déranger : Quel est le rôle de la nature humaine dans ce que les humains vivent depuis l’aube des temps et que l’espèce humaine risque de vivre jusqu’à son crépuscule ? Que pourrait être le monde dont on rêve tous si l’humain dans son comportement réussissait vraiment à se « désencastrer » de ses pulsions primitives qui l’enfoncent dans son destin tumultueux et... ? 

Alain Avanti

Alain Avanti

Alain Avanti s’intéresse à travers la science-fiction à l’évolution de l’espèce humaine. Il écrit pour ceux qui, comme lui, adhèrent à une nouvelle vision du monde, un monde qui se fabrique sur la vérité, la bonté, la raison, la connaissance, l’imaginaire et la quête du bonheur… un monde où la liberté de chacun s’exprime dans un environnement sécuritaire… un monde où le pouvoir est véritablement au service de l’épanouissement de tous… un monde respectueux de la vie et engagé à la protection de la biosphère.

Ses livres sont des thrillers politiques où s’entremêlent le bien et le mal, où l’inconnu et le doute défient l’intelligence… Ses récits veulent plaire à ceux qui croient à un grand destin pour le genre humain, mais qui peinent à trouver le temps pour y rêver… Ses romans veulent rendre captivant le regard que l’espèce humaine devrait jeter sur elle-même, sur l’infiniment petit, l’infiniment grand et l’infiniment mystérieux… Ses écrits portent sur la responsabilité que donne aux humains la capacité de prendre conscience de ce qu’ils sont… la conscience, cet attribut unique que le cosmos a mis plus de 13,8 milliards d’années à façonner.

Il y a là une certaine vision utopique de ce que pourrait devenir le monde dans lequel nous vivons… sauf que…

… sauf que le génome humain… porteur de la parole et de l’imaginaire, l’industrie de la raison et de la bonté… l’immense aboutissement de l’énergie et la matière… dispose de tout ce qui pourrait être utile à ce grand dessein… mais aussi de tout ce qui pourrait empêcher le destin de l’humanité de se réaliser.

La Série « Nouvelles Écritures » imagine un monde où enfin l’humanité a été entendue par une civilisation qui a traversé toutes les étapes de son évolution, une civilisation extraterrestre… extradimensionnelle… qui ouvre la porte à l’apparition d’un nouvel humain. Les personnages engagés sur cette voie feront face à des résistances inattendues et découvriront que la quête d’un monde meilleur ne fait pas l’affaire de tous.

Le “World Economic Forum” et l’état conscient de l’intelligence humaine

S’il y a un endroit et un moment où devrait se manifester l’état conscient de l’intelligence humaine, c’est bien à Davos, en janvier de chaque année, où se réunissent dans le cadre du “World Economic Forum », les PDG des multinationales, de nombreux dirigeants politiques et d’ONG, des intellectuels chevronnés, des chefs religieux et des personnalités du monde des médias… Il ne faut pas en dire plus pour qu’on y voie un forum qui se voudrait le grand timonier du gouvernail de l’économie mondiale, une sorte d’état conscient de l’intelligence économique et sociopolitique qui précède le choix des stratégies qui devraient améliorer l’état du monde.

C’était et c’est encore ce que l’on peut interpréter des intentions de Klaus Schwab, l’économiste qui a créé le « Forum Économique Mondial » avec l’idée que l’entreprise doit servir non seulement ses actionnaires, mais aussi les salariés, clients, fournisseurs, collectivités. Où en est-il près d’un demi-siècle plus tard ? Il demeure convaincu que l’entreprise doit être partie prenante de ce qui se passe hors de ses frontières, s’impliquer dans la gouvernance mondiale, agir avec les sociétés civiles et inciter à une coopération beaucoup plus grande entre entreprises et gouvernements. Michel Duffy du Time Magazine lui demandait ce que sera le sujet de l’heure à ce 46e Forum Économique. Et la réponse de Klaus Schwab à de quoi surprendre: “What we want to do in Davos is to provide an overview of the implication of the fourth Industrial Revolution on government, business and individuals. No one is thinking about long-term consequences… If we do not want to be dominated by technology, we have to become a more human society. What leadership style, what capabilities, do we need to master all these technological advances.”

The robot will never have the ability to believe in something. So perhaps we will have at the end of the revolution a basis for a new human renaissance.
— Klaus Schwab (Time Magazine, January 25, 2016)

On a parlé comme à l’habitude de plusieurs sujets brûlants : Le monde actuel vit une crise de leadership. —  Quelle est la place de l’humain dans l’économie digitale au XXIe siècle ? —  Quels emplois au terme de la 4e révolution industrielle ? — Faudrait associer public et privé dans la lutte contre la cybercriminalité. —  La cybersécurité. — Le mobile. — L’internet des objets. — L’immigration et l’intégration. —  La mise en place de politiques d’accueil soutenables. — Le recrutement des réfugiés. —  Le modèle suisse est-il en danger ? — Le « Made in China » se redéploye en version 4.0. — Le PIB comme méthode de mesure est désormais obsolète. —  L’Europe veut éviter le drame d’un Brexit. — Le cash n’existera plus dans dix ans. — La transition énergétique et un gisement d’opportunités d’affaires. — Aucun secteur ne sera épargné par la digitalisation. Les attentats-suicides constituent une nouvelle menace. — La quatrième révolution industrielle coûte cinq millions d’emplois. —  Les 1 % les plus riches possèdent plus que les 99 % autres. —  La quatrième révolution industrielle (numérique) menace le secteur tertiaire.

Intéressant, stimulant même. Mais, on a assez peu parlé d’une vision consciente de ce que deviendra l’humain, de ce qu’il pourrait être et devenir au sortir de cette 4e révolution industrielle. Non… on est et on demeure dans des préoccupations immédiates. Il faut maintenir à flot le grand paquebot de l’économie. Pourquoi pas ? Il y a tellement de problèmes plus pressants à résoudre… Peut-être est-il difficile d’être dans un état conscient lorsqu’on cherche à résoudre intelligemment un problème ? Parce que déjà, ceux qui participent à ce Forum, ont tout intérêt à protéger ce qu’ils ont difficilement acquis, tant comme connaissances que comme capital humain et financier.

Tout de même, il y a de l’espoir… comme John Kerry le déclarait, nous ne sommes pas prisonniers d’un futur prédéterminé ! Peut-être, au sortir de cette 4e révolution technologique, que « we will have at the end of the revolution a basis for a new human renaissance », un désir cher à Klaus Schwab.

Alain Avanti

Alain Avanti

Alain Avanti s’intéresse à travers la science-fiction à l’évolution de l’espèce humaine. Il écrit pour ceux qui, comme lui, adhèrent à une nouvelle vision du monde, un monde qui se fabrique sur la vérité, la bonté, la raison, la connaissance, l’imaginaire et la quête du bonheur… un monde où la liberté de chacun s’exprime dans un environnement sécuritaire… un monde où le pouvoir est véritablement au service de l’épanouissement de tous… un monde respectueux de la vie et engagé à la protection de la biosphère.

Ses livres sont des thrillers politiques où s’entremêlent le bien et le mal, où l’inconnu et le doute défient l’intelligence… Ses récits veulent plaire à ceux qui croient à un grand destin pour le genre humain, mais qui peinent à trouver le temps pour y rêver… Ses romans veulent rendre captivant le regard que l’espèce humaine devrait jeter sur elle-même, sur l’infiniment petit, l’infiniment grand et l’infiniment mystérieux… Ses écrits portent sur la responsabilité que donne aux humains la capacité de prendre conscience de ce qu’ils sont… la conscience, cet attribut unique que le cosmos a mis plus de 13,8 milliards d’années à façonner.

Il y a là une certaine vision utopique de ce que pourrait devenir le monde dans lequel nous vivons… sauf que…

… sauf que le génome humain… porteur de la parole et de l’imaginaire, l’industrie de la raison et de la bonté… l’immense aboutissement de l’énergie et la matière… dispose de tout ce qui pourrait être utile à ce grand dessein… mais aussi de tout ce qui pourrait empêcher le destin de l’humanité de se réaliser.

La Série « Nouvelles Écritures » imagine un monde où enfin l’humanité a été entendue par une civilisation qui a traversé toutes les étapes de son évolution, une civilisation extraterrestre… extradimensionnelle… qui ouvre la porte à l’apparition d’un nouvel humain. Les personnages engagés sur cette voie feront face à des résistances inattendues et découvriront que la quête d’un monde meilleur ne fait pas l’affaire de tous.

Les limites de l’état conscient de l’intelligence humaine…

Dans mes écrits de science-fiction, l’état conscient de l’intelligence humaine est vu comme sa faculté de distinguer le bien du mal, le bon de ce qui est mauvais, le vrai du faux, le beau de ce qui est laid, la grandeur d’âme de ce qui est mesquin… L’état conscient de l’intelligence se distingue de la notion de conscience pure que je vois plutôt comme une propriété du cerveau qui permet aux humains d’appréhender les objets et phénomènes extérieurs, de ressentir des émotions et des pulsions en regard de ces objets tout en ressentant des émotions et des pulsions par rapport aux actes que ces objets et phénomènes provoquent. L’état conscient de l’intelligence permet d’examiner et de juger de sa propre existence et aussi, de savoir d’où l’on vient, où l’on va et quelles responsabilités vis-à-vis sa propre existence, celles des autres, celle des animaux, de l’écosphère et des capacités de la vie sur terre que cet « état conscient » confère à chacun. Cet état conscient serait le gouvernail des choix dans l’agir humain, de l’agir en respectant des règles qui sont porteuses de l’idéal vers lequel l’espèce humaine se dirige, ou aimerait dans ses rêves les plus fous se diriger.

Oui… bien sûr, les humains sont dotés de facultés de raisonnement et de capacités de distinguer le bien du mal, peut-être la seule espèce en mesure d’une pareille performance dans notre galaxie [voir la Gaian Bottleneck Hypothesis], mais pour l’humain, dans sa réalité, occupé à autre chose dans son quotidien, raisonner “consciemment et intelligemment” sur un enjeu est un exploit loin d’être à la portée de tous. L’humain est plutôt plongé dans le “mudling through» ou « l’art de se débrouiller » sans trop d’analyses et de planification. Ses actions, parfois offensives, parfois défensives, parfois neutres, cherchent à produire des résultats obéissant avant tout à ce qu’il perçoit [ou calcule] être son intérêt personnel et la satisfaction de ses pulsions [les « qualia » motivationnelles et émotionnelles]. Ses actes et son comportement sont modulés par son caractère psychologique forgé par les aléas de la vie… son hérédité aussi, actes et comportements correspondant à des réactions aux circonstances selon un mode qui est propre à chaque individu.

Pour se donner un peu de liberté et de sécurité, l’humain compense en créant des institutions et en leur confiant des mandats pour maintenir un certain niveau de prévisibilité des phénomènes qui ont cours dans l’environnement dans lequel il agit. Il se donne ainsi des règles et des moyens persuasifs d’y obéir. Et ces règles lui permettent d’agir selon un idéal-type, celui auquel il adhère, de gré ou de force, celui le plus souvent établi aux coûts de chaudes et désastreuses luttes politiques ou par des paroles spirituelles manipulatrices inventées par l’homme et imputées à un dieu tout puissant.

Mes romans de science-fiction veulent tenir compte de cette forêt enchevêtrée de comportements, où se reproduit constamment le conflit entre l’état conscient de l’intelligence humaine et le bourbier infernal dans lequel nous plongent nos pulsions.

Nous sommes ici au cœur de l’histoire humaine… et ça ne va pas bien !

Ça ne va pas bien… au point où les optimistes, dont j’étais, voient mal comment l’espèce humaine se sortira du bourbier planétaire dans lequel elle s’enfonce inexorablement… Et pour cause… ses problèmes sont insolubles, les forces et habilités intellectuelles dont elle dispose pour les résoudre étant incapables d’affronter et de vaincre la puissance et la multitude des forces qui en sont responsables ou qui en favorisent le développement : pauvreté de masse, exclusion économique et désespérance sociale, terrorisme local, régional et international, réfugiés de guerre, migrants politiques, croissance de l’écart entre les riches et les pauvres, réchauffement planétaire et perturbations climatiques, acidification des océans, montée des niveaux de la mer, essoufflement de la consommation, déclin des économies, endettement chronique des pays et des ménages, vieillissement des populations des pays développés, accentuation du sous-développement, obstacles à la gouvernance des états et des villes, dépendance complète des nations à l’informatique, asservissement fiscal et politique des citoyens, perte de liberté de parole et de pensée, dé-alphabétisation, effondrement boursier… Mais aussi : raréfaction des ressources, guerres de l’eau, augmentation du prix des aliments, réduction de la biodiversité, accroissement des confrontations intercivilisationnelles et interethniques, guerres de religion, maintien des inégalités des genres, renforcement et sophistication de la criminalité, augmentation de la consommation de drogues et d’alcool, développement systémique du décrochage scolaire, sous-scolarisation des masses, généralisation de la corruption, collusion entre les élus, mépris des droits de l’homme, commerce des armes… et j’en passe... de quoi être parfaitement heureux !

Peut-être que nos idéaux-types sont incapables de produire des solutions à ces problèmes, peut-être qu’au contraire, ils se sont construits et adaptés pour les entretenir.

Alors quoi ? Tout le monde s’en fout. Peut-être… peut-être qu’il vaudrait mieux profiter du temps qu’il reste à se bercer avec nos illusions et d’en tirer le meilleur parti possible.

Mais, peut-être pas… peut-être serait-il plus avisé de comprendre que la survie de l’espèce humaine dépend de sa nature profonde… et de ce qui, dans la biochimie de ses comportements et dans l’état conscient de son intelligence, la rendra invulnérable aux multiples menaces qu’elle crée elle-même.

C’est sans doute ce à quoi réfléchit Klaus Schwab, et ce à quoi aimerait arriver le Forum Économique Mondial. Il y a de l’espoir…

Alain Avanti

Alain Avanti

Alain Avanti s’intéresse à travers la science-fiction à l’évolution de l’espèce humaine. Il écrit pour ceux qui, comme lui, adhèrent à une nouvelle vision du monde, un monde qui se fabrique sur la vérité, la bonté, la raison, la connaissance, l’imaginaire et la quête du bonheur… un monde où la liberté de chacun s’exprime dans un environnement sécuritaire… un monde où le pouvoir est véritablement au service de l’épanouissement de tous… un monde respectueux de la vie et engagé à la protection de la biosphère.

Ses livres sont des thrillers politiques où s’entremêlent le bien et le mal, où l’inconnu et le doute défient l’intelligence… Ses récits veulent plaire à ceux qui croient à un grand destin pour le genre humain, mais qui peinent à trouver le temps pour y rêver… Ses romans veulent rendre captivant le regard que l’espèce humaine devrait jeter sur elle-même, sur l’infiniment petit, l’infiniment grand et l’infiniment mystérieux… Ses écrits portent sur la responsabilité que donne aux humains la capacité de prendre conscience de ce qu’ils sont… la conscience, cet attribut unique que le cosmos a mis plus de 13,8 milliards d’années à façonner.

Il y a là une certaine vision utopique de ce que pourrait devenir le monde dans lequel nous vivons… sauf que…

… sauf que le génome humain… porteur de la parole et de l’imaginaire, l’industrie de la raison et de la bonté… l’immense aboutissement de l’énergie et la matière… dispose de tout ce qui pourrait être utile à ce grand dessein… mais aussi de tout ce qui pourrait empêcher le destin de l’humanité de se réaliser.

La Série « Nouvelles Écritures » imagine un monde où enfin l’humanité a été entendue par une civilisation qui a traversé toutes les étapes de son évolution, une civilisation extraterrestre… extradimensionnelle… qui ouvre la porte à l’apparition d’un nouvel humain. Les personnages engagés sur cette voie feront face à des résistances inattendues et découvriront que la quête d’un monde meilleur ne fait pas l’affaire de tous.

Évolution, conscience et place de l’intelligence humaine dans le cosmos

S’entendre sur quelques paramètres est la seule façon de ne pas tomber dans le piège de discuter sans se comprendre, ou de dire des choses pour les dire et uniquement pour parler, une manière bien connue d’éviter de faire avancer le débat sur les choix qui amèneront l’aube ou le crépuscule de la vie intelligente.

Grâce à Wikipedia, peut-être peut-on s’entendre sur la définition du concept « évolution ». Ce concept « désigne tout type d’un ensemble de modifications graduelles et accumulées au fil du temps, affectant un objet (planète, relief, océan, objet manufacturé, etc.), un être vivant (croissance et vieillissement, par exemple), une population (évolution des espèces), un système (évolution du climat, évolutions historiques, évolutions économiques, évolutions sociales, etc.) ou encore la pensée (évolution des idées) et le comportement (évolution des mœurs). » Peut-être peut-on aussi s’entendre sur ce qui signifie le concept de « conscience… « la faculté mentale qui permet d’appréhender de façon subjective les phénomènes extérieurs (par exemple, sous la forme de sensations) ou intérieurs (états émotionnels, pensées) et plus généralement sa propre existence… la faculté de discerner bien et mal. »

Nul ne peut contester que, malgré son extraordinaire évolution scientifique et technologique, la société planétaire est encore loin d’avoir franchi le premier échelon de son évolution, si on accepte de définir cette première étape de la conscience humaine comme la beauté... la bonté... la vérité... la justice... la liberté... Il y a plusieurs raisons à cela… Parmi ces explications que contesteront plusieurs, il y en une qui émerge avant les autres : si les mœurs évoluent, les comportements humains, eux, n’évoluent pas… ils se contrôlent… difficilement et à très grand frais doit-on le dire, mais, ils demeurent essentiellement primitifs, esclaves des métabolismes complexes hérités des premiers humains, ces mêmes propriétés biochimiques qui ont permis à l’homo sapiens de peupler la terre et peut-être d’en détruire ce qui en fait son unicité cosmique.

Alors, quoi ! On ne voit pas autre chose que le « Moi » ? Et le « Soi »… le « Qui suis-je »… tout le monde s’en fout ? Non, évidemment. Et ce sont les limites de notre écosphère… et notre rôle dans l’univers qui nous le rappellent.

Alain Avanti

Alain Avanti s’intéresse à travers la science-fiction à l’évolution de l’espèce humaine. Il écrit pour ceux qui, comme lui, adhèrent à une nouvelle vision du monde, un monde qui se fabrique sur la vérité, la bonté, la raison, la connaissance, l’imaginaire et la quête du bonheur… un monde où la liberté de chacun s’exprime dans un environnement sécuritaire… un monde où le pouvoir est véritablement au service de l’épanouissement de tous… un monde respectueux de la vie et engagé à la protection de la biosphère.

Ses livres sont des thrillers politiques où s’entremêlent le bien et le mal, où l’inconnu et le doute défient l’intelligence… Ses récits veulent plaire à ceux qui croient à un grand destin pour le genre humain, mais qui peinent à trouver le temps pour y rêver… Ses romans veulent rendre captivant le regard que l’espèce humaine devrait jeter sur elle-même, sur l’infiniment petit, l’infiniment grand et l’infiniment mystérieux… Ses écrits portent sur la responsabilité que donne aux humains la capacité de prendre conscience de ce qu’ils sont… la conscience, cet attribut unique que le cosmos a mis plus de 13,8 milliards d’années à façonner.

Il y a là une certaine vision utopique de ce que pourrait devenir le monde dans lequel nous vivons… sauf que…

… sauf que le génome humain… porteur de la parole et de l’imaginaire, l’industrie de la raison et de la bonté… l’immense aboutissement de l’énergie et la matière… dispose de tout ce qui pourrait être utile à ce grand dessein… mais aussi de tout ce qui pourrait empêcher le destin de l’humanité de se réaliser.

La Série « Nouvelles Écritures » imagine un monde où enfin l’humanité a été entendue par une civilisation qui a traversé toutes les étapes de son évolution, une civilisation extraterrestre… extradimensionnelle… qui ouvre la porte à l’apparition d’un nouvel humain. Les personnages engagés sur cette voie feront face à des résistances inattendues et découvriront que la quête d’un monde meilleur ne fait pas l’affaire de tous.